Homeland, espionnage et paranoïa ambiante

Homeland est l’une des nouvelles séries diffusées lors de la rentrée US et je joins enfin ma voix à celles des autres sériphiles qui clament haut et fort que c’est LA surprise de la rentrée 2011. Oui, c’est une belle découverte, une série captivante et intelligente !

Homeland

On a le Sergent Brody porté disparu en Irak il y a 8 ans, qui est retrouvé un peu par hasard par les forces américaines alors que tout le monde le pensait mort depuis longtemps. De retour aux États-Unis, il est accueilli en héros par sa famille et par toute la patrie, seule l’agent Carrie Mathison est intimement convaincue qu’il a été retourné par les ennemis et donc un espion à la solde d’un chef terroriste préparant une action sur le sol américain.

On est bien loin de la cellule antiterroriste de Jack Bauer dans 24. Ici on côtoie la CIA et ses experts en intelligence et en renseignements. On est les témoins d’un pays profondément marqué par les attaques de ses tours jumelles, à l’image de Carrie qui répète dans le générique « J’ai raté quelque chose ce jour-là, je ne veux pas refaire la même erreur », et son boss de répondre « On a tous raté quelque chose ce jour-là. »

homeland-carrie-mathisonSeule contre tous, elle va essayer de mener son enquête et prouver que son renseignement se révèle juste, que le Segent Brody est en réalité une taupe. C’est un classique de l’espionnage mais ça fonctionne ! Carrie se trouve être une solitaire, rebelle voire  emmerdeuse, sans parler qu’elle cache sa bipolarité à sa hiérarchie. Bref, sa conviction personnelle est loin d’être fiable. Les doutes s’insinuent et on en vient à se demander si elle n’est pas victime de ses idées obsessionnelles. Une paranoïa ambiante s’installe et on ne sait plus qui croire, à qui se fier, et finalement c’est assez agréable de se laisser mener en bateau devant une série.

Le personnage de Carrie Mathison marque le grand retour de Claire Danes, qui est époustouflante dans ce rôle, notamment dans les derniers épisodes où elle doit composer avec sa maladie mentale qui prend le dessus. Le jeu de Damian Lewis qui campe le Sergent Brody est lui aussi impressionnant de justesse en soldat brisé par ce qu’il a vécu lors de sa séquestration, et désespérément seul au cœur d’une famille et d’une patrie le considérant comme un héros de guerre.
A vrai dire, tout le casting est impeccable, en passant par Mandy Patinkin en mentor de Carrie, et Morena Baccarin en épouse aimante de Brody.

Ne vous attendez pas à de l’action, il y en a peu et se concentre en fin de saison, mais pour ses acteurs, pour cette ambiance de doutes, de paranoïa dans une société traumatisée par le terrorisme, la série vaut le détour ! Et une saison 2 a déjà été commandée !

Jack Harkness et Malcom Reynolds en Duel !

Aujourd’hui, c’est le 3ème dimanche où je pose ma plume chez Les Critikeurs ! C’est un blog qui fait partie de ceux que je fréquente assidument et que j’affectionne beaucoup, et quand Céline m’a proposé d’écrire de temps en temps chez elle, c’est avec grand plaisir que j’ai accepté !

Chaque semaine, je vais essayer de vous proposer un Duel, une confrontation entre deux séries que j’aborderai par des angles différents : leurs thématiques, leurs personnages, leurs remakes… Quelques idées d’avance, des pistes, rien n’est figé, et je me laisserai porter par l’inspiration du moment !

Aujourd’hui sous les feux des projecteurs : Jack Harkness vs. Malcom Reynolds !

Duel Jack Harkness vs Mal ReynoldsOu comment rapprocher deux personnages issus de deux séries qui me sont chères, Torchwood et Firefly, et évoquer des caractéristiques qu’ils partagent… Lire le Duel chez les Critikeurs

Les précédents Duels mettaient en scène :

Once Upon a Time vs. Grimm, ou comment ces deux nouvelles séries abordent les contes de fées

Duel Once Upon a Time vs GrimmSuburgatory vs. Awkward, ou comment ces séries se construisent autour d’une adolescente drôle et sarcastique

Duel Suburgatory vs AwkwardSi vous aimez les billets que j’écris ici, je vous invite donc à lire mes Duels là-bas !

Escapade à Londres : la Doctor Who Experience

Si vous avez l’occasion de faire un tour à Londres et que vous êtes un chouia fan de Doctor Who, il y a un incontournable en ce moment : la Doctor Who Experience !

La Doctor Who Experience, c’est une grande exposition autour de la série qui se déroule en deux temps, une partie interactive et une partie plus classique d’exposition.

Doctor Who ExperienceJe n’avais pas lu d’avis sur la partie interactive, je ne savais donc pas à quoi m’attendre et je pensais me contenter d’une petite aventure sympa mais sans plus… Quelle surprise alors ! C’est une régression très rapide, ou comment retrouver ses 10 ans pendant 30 très bonnes minutes !

C’est difficile de simplement raconter cette expérience parce que c’est quelque chose qui se vit !

C’est être curieuse du moindre détail dans les différentes salles dans lesquelles on passe. C’est avoir des frissons quand le Tardis apparaît soudain dans un coin, que sa porte s’ouvre et qu’on vous invite à y entrer, vraiment ! C’est avoir des étoiles dans les yeux quand on découvre la console du Tardis, et se prendre au jeu avec ses bruits familiers et sa plate-forme qui bouge comme si on y était ! C’est flipper en croisant des Weeping Angels au détour d’un couloir. C’est se faire encercler par des Daleks menaçants, puis réussir à s’en échapper. Puis c’est un très bon film en 3D pour clôturer l’aventure où tous les ennemis du Docteur essaient de nous attraper !

Et c’est un curieux sentiment de déambuler dans les décors d’une série qu’on aime tant ! Une belle aventure pour sauver le Docteur, qui nous place au cœur de l’action et qui nous renvoie en enfance le temps de quelques minutes…

Et une fois cette expérience terminée, il y a encore toute l’exposition plus classique…

Doctor Who Experience - costumesLes costumes de toutes les incarnations du Docteur, ceux des différents compagnons, il y a presque tous les monstres de la série (il ne manquait que les Weeping Angels), on peut voir les gadgets utilisés et puis le cœur de l’expo, l’intérieur du Tardis ! Le vrai de vrai, celui de Nine et de Ten ! Cette console où l’on peut observer sous toutes les coutures toutes les manettes, les boutons, l’écriture gallifreyenne… Avec, pour en rajouter une couche, une vidéo en fond où passe en boucle la régénération de Ten avec son déchirant « I don’t want to go »

Doctor Who TardisBref, j’en oublie certainement, mais c’est un immense plaisir de se promener dans les allées, et de passer et repasser devant tous ces objets et ces personnages vus et revus dans sa petite lucarne !

Doctor Who Experience - panneauxDoctor Who ExperienceCe qui est certain, c’est que les anglais ne font pas les choses à moitié, et se sont vraiment appliqués pour rendre cette exposition intéressante ! C’est vraiment appréciable de voir l’engouement pour cette série outre-Manche !

Un belle aventure à vivre donc, dont je garderai un très bon souvenir !

En savoir plus :

La Doctor Who Experience se tient à Olympia (Londres) et a été prolongée jusqu’en février 2012 ! Retrouvez tous les détails ici.

The Walking Dead – Saison 1

Il y a quelques temps déjà, j’ai regardé la saison 1 de The Walking Dead. Pourquoi ? Je me pose encore la question. Je n’aime pas les films de zombies. Le seul que je peux regarder sans crainte, c’est Shaun of the Dead d’Egar Wright. Les films de zombies me font flipper, et je n’aime pas vraiment avoir peur devant mon petit écran. CQFD.

On m’avait assuré que la série n’était pas qu’une série de zombies. Personnellement, j’ai trouvé que si ! Il y a quelques scènes assez flippantes et d’autres bien gore, et il est préférable de le savoir quand on décide de lancer un épisode le soir dans une obscurité pas très rassurante.

Mais je suis passée outre. Je trouvais intéressant de suivre un groupe de survivants dans un contexte post-apocalyptique, d’observer leur dynamique, leurs relations suite à un tel cataclysme. Sauf que là, je me suis terriblement ennuyée.

Je pensais avoir affaire à des personnages (bien) construits, intéressants, avec des sentiments, des doutes, des faiblesses, voir comment ils s’adaptent à une situation extrême… Voilà ce qu’on m’avait vendu ! Et je n’ai rien trouvé de tout ça.
Le pilot est plutôt bien foutu, on aborde le « problème » à travers les yeux de Rick : une grand partie de la population s’est transformée en zombies pendant qu’il se trouvait dans le coma. Soit. Pourquoi, comment ? On ne le saura pas. Pour l’instant Rick est prêt à tout pour retrouver sa femme et son fils qui ont survécu, il en est persuadé. Soit.

Le voilà donc parti vers Atlanta, rejoindre un groupe de survivants où il espère les retrouver. C’est l’occasion de découvrir les environs post-apocalyptiques et c’est plutôt bien rendu : les immenses villes complètement désertées, les premiers zombies croisés, la solitude et l’espoir de Rick… Personnellement je trouve ça assez oppressant et angoissant mais l’ambiance est bien retranscrite.

Puis Rick finit par tomber par hasard sur les survivants qu’il cherchait. Ô joie il retrouve sa femme et son gosse, et se pose en chef du groupe. Et là, j’ai commencé à m’ennuyer !

Et ce n’était que le début. Se retrouver dans ce groupe, c’était l’occasion de voir enfin une palette de personnages, avec un passé, une histoire, des ressentis propres à chacun… Mais je les ai tous trouvé terriblement lisses et inintéressants.
Le premier qui a soulevé mon intérêt, le bad boy raciste du groupe, celui qui représentait un réel danger pour les autres et qu’il aurait été intéressant de suivre et de voir évoluer, disparaît rapidement du scénario… OK.

Ensuite, j’ai eu un gros problème avec le « héros » de la série ! Rick.

Le chef du groupe. On ne sait pas trop pourquoi c’est lui qui s’impose leader alors que Shane, son pote, tenait ce rôle naturellement avant son arrivée. Ce cliché du héros me fatigue : shérif, femme et enfant aimants, droit dans ses bottes, dévoué… Moi ça me gonfle ! Je ne lui trouve aucun charisme et il me donne des envies de le baffer. Les autres suivent ses ordres, sans broncher, sans remettre en question son autorité. Je ne trouve pas ça logique !

Sans compter l’histoire du triangle amoureux entre Rick, Shane et la femme du shérif donc, que j’ai trouvé chiante et convenue au possible. C’est dommage de donner à Sarah Wayne Callies le rôle de potiche de service, coincée entre deux hommes.

Parlons-en des femmes. C’est la fin du monde – d’un monde en tout cas – et les femmes continuent de faire la lessive et la popote pour les hommes pendant ceux-là partent chasser et sauver le monde. Merde alors ! Si c’est pas l’occasion de se rebeller un peu et de casser les clichés, on s’en sortira jamais ! Pas l’ombre d’un personnage féminin intéressant dans cette série, quel dommage…

Les deux seuls personnages qui ont réussi à m’interpeller justement, ce sont les deux sœurs que j’aurais aimé suivre plus longtemps. La scène de la mort de la cadette est la seule que j’ai trouvé triste et assez touchante… Une scène en 6 épisodes !

J’ai vraiment eu du mal à m’attacher aux autres, et du coup aucune empathie avec aucun des personnages. Pas d’émotions, pas d’enjeu, pas de frissons, pas d’inquiétude… Untel se fait dévorer par un zombie ? Ah, pas d’bol…

Le final de la saison 1 se voulait « génial ». Mais encore ? On ne sait toujours pas l’origine du virus, s’il y a un remède, si toute la planète est atteinte, comment ça s’est propagé si vite. Personne ne pose de questions ou cherche à savoir ? Je ne comprends pas ce que font les personnages, ce qu’ils veulent, où ils vont, ce qu’ils attendent ? Bref moi et les histoires post-apocalyptiques ça fait deux, parce que je ne vois pas ce qu’ils espèrent quand il n’y a plus d’espoir justement…

5 bonnes raisons de regarder Fringe

Alors que la saison 4 de Fringe est en cours de diffusion aux Etats-Unis, je me suis rendue compte que je n’avais jamais parlé de Fringe ici. C’est pourtant une série que je suis depuis le début et que j’aime de plus en plus ! Sans plus attendre, voici mes 5 bonnes raisons de regarder Fringe :

1. Une bonne série fantastique

Qu’on me cite une bonne série fantastique actuelle ! Depuis la fin de Lost, je suis restée sur ma faim. J’ai été déçue par Flashforward, plus récemment par The Event, et ce n’est apparemment pas Terra Nova qui va combler ce vide… J’en suis à regarder Warehouse13 d’un œil de temps en temps pour avoir ma dose de série fantastique !

A l’heure actuelle, Fringe est la seule série fantastique de qualité à laquelle j’accroche ! Je vous invite évidemment à me conseiller toutes vos bonnes séries fantastiques dans les commentaires…

 2. Une mythologie fascinante

Le problème avec ces séries avec une grosse mythologie, c’est que la série semble justement trop complexe pour le grand public ou pour celui qui n’est pas prêt à y mettre toute son attention. Sauf que moi, c’est ce que je préfère !

Dans Fringe, il n’y a pas que des histoires entre les trois personnages et le cas scientifique de la semaine. En plus d’une agence gouvernementale qui travaille en secret à élucider des monstruosités contre-nature, il existe depuis longtemps un univers parallèle, il y a des métamorphes qui viennent d’ailleurs, mais aussi des Observateurs, ces hommes sans âge présents à chaque événement important, et puis il y a aussi des expérimentations faites sur un groupe d’enfants qui possèdent des capacités hors du commun…

Plus les saisons passent, plus la mythologie devient passionnante. Chacun ses goûts bien sûr, mais personnellement les histoires d’univers parallèles m’ont toujours fasciné et dans Fringe dès la fin de la saison 2 le sujet est extrêmement bien traité !

Donc oui, la mythologie de Fringe est complexe mais c’est aussi ce qui rend la série si intéressante. Il y a tellement à dire, à mettre en place, à explorer que le public ne peut que suivre et s’investir !

3. Les relations entre les personnages

On peut ainsi croire que le cœur de Fringe est sa mythologie et ses dimensions parallèles, mais non. Le cœur de Fringe, c’est avant tout l’histoire tragique de la famille Bishop. Ce sont les relations entre les personnages, c’est la construction de la relation entre Peter et Walter, le fils et le père, après des années d’indifférence. C’est l’évolution de la relation professionnelle entre Olivia et Walter. C’est Astrid qui travaille avec Walter et voit en lui non pas un scientifique excentrique mais quelqu’un qu’elle doit protéger et aimer. C’est aussi la relation compliquée entre Peter et Olivia… Toutes ces relations complexes participent à la richesse de la série.

Si la série semblait vouloir se cacher derrière l’aspect fantastique de ces intrigues lors la première saison, elle s’en émancipe ensuite et réussit à placer le relationnel au cœur de ces épisodes.

Avec le concept des univers parallèles, les scénaristes ont un matériau passionnant pour éclairer sous un nouvel angle leurs personnages. L’alter ego d’Olivia Dunham nous permet de mieux comprendre et de regarder différemment la vie de notre Olivia, ses blessures et son enfance difficile… Dans la même idée, les motivations de Walternate mettent parfaitement en avant les erreurs de jugement de Walter, et nous font revoir notre propre perception du bon et du mauvais dans les deux univers.

Je trouve que cette importance des relations est la signature même de JJ Abrams, une profondeur dans les personnages sans laquelle l’histoire ne fonctionnerait pas. Exactement ce que j’avais aimé dans Lost ou encore dans Alias.

4. John Noble

 John Noble est absolument génial en Walter Bishop ! Je ne comprends pas qu’il n’ait encore jamais eu de nominations aux Emmy. Sa prestation est impressionnante, passant du savant fou à la fois brillant et totalement barré à l’homme brisé par des années d’asile. La découverte de son alter ego dans l’univers parallèle, Walternate, est l’occasion de montrer l’étendue de son jeu ! Son interprétation des deux Walter est si différente, si magistrale et qu’on croirait presque qu’il s’agit de deux acteurs différents !

5. Anna Torv

Toujours dans le casting, impeccable : Anna Torv.

Pendant toute la première saison, son personnage est froid, peu sympathique voire inintéressant, du coup pas facile de savoir si ça vient du personnage mal développé ou du jeu d’Anna Torv. Je ne suis peut-être pas objective parce que j’aime son personnage, j’aime son Olivia Dunham. Sans surprise, elle ressemble aux autres héroïnes qui me plaisent : fortes, indépendantes, un peu têtes de mules voire têtes brûlées. Celles qui cachent presque toujours un passé ou une enfance complexe, qui leur donne une facette fragile qu’elles ne montrent que rarement…

Bref, si j’aime le personnage d’Olivia Dunham, j’admire la prouesse d’Anna Torv ! Dès la découverte de l’univers parallèle, son évolution est impressionnante et son jeu balaye toutes les questions ! Elle est elle aussi excellente !

Elle a la possibilité d’interpréter l’alter ego rousse d’Olivia Dunham en jouant avec finesse sur leurs différences, leurs attitudes, leurs façons de bouger et de parler, c’est bluffant ! Quand elle joue une Olivia qui se fait passer pour l’autre et vice versa, on a la preuve de l’étendue de son talent ! Dans la saison 3, les scénaristes lui font même jouer William Bell qui prend possession de son corps ! L’épisode final particulier de la saison 3 et la nouvelle donne de la saison 4 ajoutent encore des nuances à son jeu, qui lui feraient mériter un Emmy à elle aussi !

Voilà pourquoi j’aime Fringe, pour toutes ces raisons… Parce que la série sait allier une mythologie passionnante à des personnages profonds et bien écrits. Et vous, pourquoi vous regardez Fringe ? Qu’est-ce qui vous plaît dans cette série ?

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