Il y a quelques temps déjà, j’ai regardé la saison 1 de The Walking Dead. Pourquoi ? Je me pose encore la question. Je n’aime pas les films de zombies. Le seul que je peux regarder sans crainte, c’est Shaun of the Dead d’Egar Wright. Les films de zombies me font flipper, et je n’aime pas vraiment avoir peur devant mon petit écran. CQFD.

On m’avait assuré que la série n’était pas qu’une série de zombies. Personnellement, j’ai trouvé que si ! Il y a quelques scènes assez flippantes et d’autres bien gore, et il est préférable de le savoir quand on décide de lancer un épisode le soir dans une obscurité pas très rassurante.
Mais je suis passée outre. Je trouvais intéressant de suivre un groupe de survivants dans un contexte post-apocalyptique, d’observer leur dynamique, leurs relations suite à un tel cataclysme. Sauf que là, je me suis terriblement ennuyée.
Je pensais avoir affaire à des personnages (bien) construits, intéressants, avec des sentiments, des doutes, des faiblesses, voir comment ils s’adaptent à une situation extrême… Voilà ce qu’on m’avait vendu ! Et je n’ai rien trouvé de tout ça.
Le pilot est plutôt bien foutu, on aborde le « problème » à travers les yeux de Rick : une grand partie de la population s’est transformée en zombies pendant qu’il se trouvait dans le coma. Soit. Pourquoi, comment ? On ne le saura pas. Pour l’instant Rick est prêt à tout pour retrouver sa femme et son fils qui ont survécu, il en est persuadé. Soit.
Le voilà donc parti vers Atlanta, rejoindre un groupe de survivants où il espère les retrouver. C’est l’occasion de découvrir les environs post-apocalyptiques et c’est plutôt bien rendu : les immenses villes complètement désertées, les premiers zombies croisés, la solitude et l’espoir de Rick… Personnellement je trouve ça assez oppressant et angoissant mais l’ambiance est bien retranscrite.
Puis Rick finit par tomber par hasard sur les survivants qu’il cherchait. Ô joie il retrouve sa femme et son gosse, et se pose en chef du groupe. Et là, j’ai commencé à m’ennuyer !
Et ce n’était que le début. Se retrouver dans ce groupe, c’était l’occasion de voir enfin une palette de personnages, avec un passé, une histoire, des ressentis propres à chacun… Mais je les ai tous trouvé terriblement lisses et inintéressants.
Le premier qui a soulevé mon intérêt, le bad boy raciste du groupe, celui qui représentait un réel danger pour les autres et qu’il aurait été intéressant de suivre et de voir évoluer, disparaît rapidement du scénario… OK.
Ensuite, j’ai eu un gros problème avec le « héros » de la série ! Rick.
Le chef du groupe. On ne sait pas trop pourquoi c’est lui qui s’impose leader alors que Shane, son pote, tenait ce rôle naturellement avant son arrivée. Ce cliché du héros me fatigue : shérif, femme et enfant aimants, droit dans ses bottes, dévoué… Moi ça me gonfle ! Je ne lui trouve aucun charisme et il me donne des envies de le baffer. Les autres suivent ses ordres, sans broncher, sans remettre en question son autorité. Je ne trouve pas ça logique !
Sans compter l’histoire du triangle amoureux entre Rick, Shane et la femme du shérif donc, que j’ai trouvé chiante et convenue au possible. C’est dommage de donner à Sarah Wayne Callies le rôle de potiche de service, coincée entre deux hommes.
Parlons-en des femmes. C’est la fin du monde – d’un monde en tout cas – et les femmes continuent de faire la lessive et la popote pour les hommes pendant ceux-là partent chasser et sauver le monde. Merde alors ! Si c’est pas l’occasion de se rebeller un peu et de casser les clichés, on s’en sortira jamais ! Pas l’ombre d’un personnage féminin intéressant dans cette série, quel dommage…
Les deux seuls personnages qui ont réussi à m’interpeller justement, ce sont les deux sœurs que j’aurais aimé suivre plus longtemps. La scène de la mort de la cadette est la seule que j’ai trouvé triste et assez touchante… Une scène en 6 épisodes !

J’ai vraiment eu du mal à m’attacher aux autres, et du coup aucune empathie avec aucun des personnages. Pas d’émotions, pas d’enjeu, pas de frissons, pas d’inquiétude… Untel se fait dévorer par un zombie ? Ah, pas d’bol…
Le final de la saison 1 se voulait « génial ». Mais encore ? On ne sait toujours pas l’origine du virus, s’il y a un remède, si toute la planète est atteinte, comment ça s’est propagé si vite. Personne ne pose de questions ou cherche à savoir ? Je ne comprends pas ce que font les personnages, ce qu’ils veulent, où ils vont, ce qu’ils attendent ? Bref moi et les histoires post-apocalyptiques ça fait deux, parce que je ne vois pas ce qu’ils espèrent quand il n’y a plus d’espoir justement…

Seule contre tous, elle va essayer de mener son enquête et prouver que son renseignement se révèle juste, que le Segent Brody est en réalité une taupe. C’est un classique de l’espionnage mais ça fonctionne ! Carrie se trouve être une solitaire, rebelle voire emmerdeuse, sans parler qu’elle cache sa bipolarité à sa hiérarchie. Bref, sa conviction personnelle est loin d’être fiable. Les doutes s’insinuent et on en vient à se demander si elle n’est pas victime de ses idées obsessionnelles. Une paranoïa ambiante s’installe et on ne sait plus qui croire, à qui se fier, et finalement c’est assez agréable de se laisser mener en bateau devant une série.


Je n’avais pas lu d’avis sur la partie interactive, je ne savais donc pas à quoi m’attendre et je pensais me contenter d’une petite aventure sympa mais sans plus… Quelle surprise alors ! C’est une régression très rapide, ou comment retrouver ses 10 ans pendant 30 très bonnes minutes !
C’est difficile de simplement raconter cette expérience parce que c’est quelque chose qui se vit !
Les costumes de toutes les incarnations du Docteur, ceux des différents compagnons, il y a presque tous les monstres de la série (il ne manquait que les Weeping Angels), on peut voir les gadgets utilisés et puis le cœur de l’expo, l’intérieur du Tardis ! Le vrai de vrai, celui de Nine et de Ten ! Cette console où l’on peut observer sous toutes les coutures toutes les manettes, les boutons, l’écriture gallifreyenne… Avec, pour en rajouter une couche, une vidéo en fond où passe en boucle la régénération de Ten avec son déchirant « I don’t want to go »
Bref, j’en oublie certainement, mais c’est un immense plaisir de se promener dans les allées, et de passer et repasser devant tous ces objets et ces personnages vus et revus dans sa petite lucarne !
Ce qui est certain, c’est que les anglais ne font pas les choses à moitié, et se sont vraiment appliqués pour rendre cette exposition intéressante ! C’est vraiment appréciable de voir l’engouement pour cette série outre-Manche !

John Noble est absolument génial en Walter Bishop ! Je ne comprends pas qu’il n’ait encore jamais eu de nominations aux Emmy. Sa prestation est impressionnante, passant du savant fou à la fois brillant et totalement barré à l’homme brisé par des années d’asile. La découverte de son alter ego dans l’univers parallèle, Walternate, est l’occasion de montrer l’étendue de son jeu ! Son interprétation des deux Walter est si différente, si magistrale et qu’on croirait presque qu’il s’agit de deux acteurs différents !
Pendant toute la première saison, son personnage est froid, peu sympathique voire inintéressant, du coup pas facile de savoir si ça vient du personnage mal développé ou du jeu d’Anna Torv. Je ne suis peut-être pas objective parce que j’aime son personnage, j’aime son Olivia Dunham. Sans surprise, elle ressemble aux autres héroïnes qui me plaisent : fortes, indépendantes, un peu têtes de mules voire têtes brûlées. Celles qui cachent presque toujours un passé ou une enfance complexe, qui leur donne une facette fragile qu’elles ne montrent que rarement…