Ashes to Ashes : Saison 1

Ça faisait un moment que Ashes to Ashes était sur ma liste de « séries à voir ». Depuis que j’avais terminé Life On Mars en fait. Mais j’avais tellement aimé l’histoire de Sam Tyler que j’avais peur d’être déçue par ce spin-off. J’avoue que j’y suis allée à reculons à la rencontre d’Alex Drake… avec beaucoup d’a-priori et la quasi certitude que j’aurais du mal à accrocher.

Il y avait plusieurs raisons à cette crainte. D’abord, il n’y a plus John Simm, et par extension Sam Tyler. Et mine de rien, il y était pour beaucoup dans mon coup de cœur pour Life On Mars. Ensuite, l’idée ‘on prend le même concept et on recommence dans les années 1980‘ me laissait franchement sceptique. Et enfin Alex Drake. Il y a des préjugés comme ça sans fondement aucun, mais j’avais peur de ne pas aimer ce nouveau personnage.

Bref, c’était mal engagé…

Et bien, balayés les doutes, envolé le scepticisme, j’avais tort. Sur toute la ligne. Au contraire, j’adore. Et je vais vous expliquer pourquoi.

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On découvre donc Alex Drake à notre époque, qui au cours d’une banale prise d’otage qui se complique, reçoit une balle en pleine tête et se réveille sur un bateau, habillée en prostituée, en 1981. L’introduction est donc sensiblement la même que pour Life On Mars. Mais Alex Drake est une sorte de profileuse, avec une connaissance sur le fonctionnement du cerveau et de la psychologie, et surtout, elle a lu les rapports de Sam Tyler. Elle part donc avec un avantage par rapport à Sam : elle en déduit rapidement qu’elle a subi un traumatisme et que cette réalité n’est qu’une construction de son esprit. Elle essaye donc de rentrer en contact avec le monde extérieur en usant des ‘trucs’ de Sam : parler à la radio, à la mire télé, au téléphone… Elle recherche le moindre indice, veut voir une signification dans chaque chose qui pourrait la faire rentrer chez elle.

Mais en attendant, elle est bien obligée de travailler avec ses collègues. Et en parlant d’eux, il y a d’abord la fameuse rencontre avec Gene Hunt. Jouissive ! Parce que forcément, elle les « connait » après avoir lu les rapports de Sam. Et pour notre plus grand plaisir, Gene Hunt a quitté Manchester et sévit depuis un an à Londres. L’équipe est même au complet avec Ray et Chris. Et Alex Drake, elle ne se prive pas de les considérer comme de simples projections de son subconscient, ce qui vaut quelques scènes très drôles !

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Ce qui était vraiment bien foutu dans Life On Mars, c’était la reconstitution du Manchester des années 70. Et bien là, on réitère avec Londres, dans les années 1980, et bon sang, ça fonctionne encore ! Les décors sont toujours aussi bien choisis et réalistes, les références historiques et culturelles sont saupoudrées régulièrement dans les épisodes : le mariage du Prince Charles et de Lady Di, les privatisations de Thatcher, la découverte du Sida, les premiers ordinateurs, la naissance du walkman… Et puis après s’être immergé dans la police de 1973, on observe les grands changements avec le passage des années 1980, et pour le coup, le pilot joue avec les clichés et on se croirait dans Deux Flics à Miami : les courses poursuites, les vêtements eighties, les coiffures, les flingues, les bateaux… Un vrai hommage aux séries policières de l’époque !

Et puis il y a Gene Hunt. Ah Gene !

Il aurait trop facile de le recoller dans un commissariat tel quel et d’en attendre la même attitude qu’avec Sam. Là où j’ai été complètement séduite, c’est qu’il a évolué notre Gene. Sa femme est partie, Sam est mort, on sent que ça l’a chamboulé un chouia, que ça l’a changé. Et ce n’est pas le seul personnage qui va être développé. Ray et Chris prennent de l’ampleur également et on les voit plus souvent sur le devant de la scène. Et comme c’est ce que je regrettais un peu dans Life On Mars, me voilà ravie…

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Et Alex Drake dans tout ça ?

Alex cherche donc un moyen, tout comme Sam, de rentrer chez elle et retrouver sa fille. Elle s’évertue à suivre des pistes, boucler des affaires en espérant que l’une d’entre elles soit le déclic pour son retour à notre époque. On va suivre une intrigue principale au fil des épisodes qui concerne ses parents, morts justement en 1981…

Mais là où Ashes to Ashes dépasse à mon sens Life On Mars, c’est sur la relation entre Alex et Gene ! Elle fonctionne à merveille et ce, dès le premier épisode. Je les trouve excellents ces deux-là ! Il y a  sans cesse une alchimie, voire une  tension sexuelle sous-jacente dans leur confrontation, du pur bonheur ! Parce que si on connait notre Gene, bourru et sexiste, Alex Drake, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds non plus. Elle a un sacré caractère, une intelligence qui les dépasse et une excellente répartie… Bref, j’adore Alex Drake et leur tandem est juste jubilatoire !

Je peux ranger toute mon appréhension au placard et let’s go pour la suite !

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3 réflexions au sujet de « Ashes to Ashes : Saison 1 »

  1. je suis en pleine saison 1 et j’adore ! Comme toi, j’avais des apriori suite à Life on Mars que j’avais vraiment beaucoup aimé. Mais ils sont se sont vite envolés. C’est toujours aussi bien et la relation entre Alex et Gene y est pour beaucoup.

  2. rien à voir avec l’article, mais si tu es toujours intéressée par les dvd de Blackpool, je peux te les envoyer. Je t’ai contactée par le lien sur ton blog, mais comme je n’ai pas de réponse, je me demande si tu l’as reçu… Bref, n’hésite pas à me dire si tu veux le coffret.

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