Jack Harkness et Malcom Reynolds en Duel !

Aujourd’hui, c’est le 3ème dimanche où je pose ma plume chez Les Critikeurs ! C’est un blog qui fait partie de ceux que je fréquente assidument et que j’affectionne beaucoup, et quand Céline m’a proposé d’écrire de temps en temps chez elle, c’est avec grand plaisir que j’ai accepté !

Chaque semaine, je vais essayer de vous proposer un Duel, une confrontation entre deux séries que j’aborderai par des angles différents : leurs thématiques, leurs personnages, leurs remakes… Quelques idées d’avance, des pistes, rien n’est figé, et je me laisserai porter par l’inspiration du moment !

Aujourd’hui sous les feux des projecteurs : Jack Harkness vs. Malcom Reynolds !

Duel Jack Harkness vs Mal ReynoldsOu comment rapprocher deux personnages issus de deux séries qui me sont chères, Torchwood et Firefly, et évoquer des caractéristiques qu’ils partagent… Lire le Duel chez les Critikeurs

Les précédents Duels mettaient en scène :

Once Upon a Time vs. Grimm, ou comment ces deux nouvelles séries abordent les contes de fées

Duel Once Upon a Time vs GrimmSuburgatory vs. Awkward, ou comment ces séries se construisent autour d’une adolescente drôle et sarcastique

Duel Suburgatory vs AwkwardSi vous aimez les billets que j’écris ici, je vous invite donc à lire mes Duels là-bas !

Escapade à Londres : la Doctor Who Experience

Si vous avez l’occasion de faire un tour à Londres et que vous êtes un chouia fan de Doctor Who, il y a un incontournable en ce moment : la Doctor Who Experience !

La Doctor Who Experience, c’est une grande exposition autour de la série qui se déroule en deux temps, une partie interactive et une partie plus classique d’exposition.

Doctor Who ExperienceJe n’avais pas lu d’avis sur la partie interactive, je ne savais donc pas à quoi m’attendre et je pensais me contenter d’une petite aventure sympa mais sans plus… Quelle surprise alors ! C’est une régression très rapide, ou comment retrouver ses 10 ans pendant 30 très bonnes minutes !

C’est difficile de simplement raconter cette expérience parce que c’est quelque chose qui se vit !

C’est être curieuse du moindre détail dans les différentes salles dans lesquelles on passe. C’est avoir des frissons quand le Tardis apparaît soudain dans un coin, que sa porte s’ouvre et qu’on vous invite à y entrer, vraiment ! C’est avoir des étoiles dans les yeux quand on découvre la console du Tardis, et se prendre au jeu avec ses bruits familiers et sa plate-forme qui bouge comme si on y était ! C’est flipper en croisant des Weeping Angels au détour d’un couloir. C’est se faire encercler par des Daleks menaçants, puis réussir à s’en échapper. Puis c’est un très bon film en 3D pour clôturer l’aventure où tous les ennemis du Docteur essaient de nous attraper !

Et c’est un curieux sentiment de déambuler dans les décors d’une série qu’on aime tant ! Une belle aventure pour sauver le Docteur, qui nous place au cœur de l’action et qui nous renvoie en enfance le temps de quelques minutes…

Et une fois cette expérience terminée, il y a encore toute l’exposition plus classique…

Doctor Who Experience - costumesLes costumes de toutes les incarnations du Docteur, ceux des différents compagnons, il y a presque tous les monstres de la série (il ne manquait que les Weeping Angels), on peut voir les gadgets utilisés et puis le cœur de l’expo, l’intérieur du Tardis ! Le vrai de vrai, celui de Nine et de Ten ! Cette console où l’on peut observer sous toutes les coutures toutes les manettes, les boutons, l’écriture gallifreyenne… Avec, pour en rajouter une couche, une vidéo en fond où passe en boucle la régénération de Ten avec son déchirant « I don’t want to go »

Doctor Who TardisBref, j’en oublie certainement, mais c’est un immense plaisir de se promener dans les allées, et de passer et repasser devant tous ces objets et ces personnages vus et revus dans sa petite lucarne !

Doctor Who Experience - panneauxDoctor Who ExperienceCe qui est certain, c’est que les anglais ne font pas les choses à moitié, et se sont vraiment appliqués pour rendre cette exposition intéressante ! C’est vraiment appréciable de voir l’engouement pour cette série outre-Manche !

Un belle aventure à vivre donc, dont je garderai un très bon souvenir !

En savoir plus :

La Doctor Who Experience se tient à Olympia (Londres) et a été prolongée jusqu’en février 2012 ! Retrouvez tous les détails ici.

Torchwood : Miracle Day, la déception

Je ne voulais pas écrire cette review parce que je n’ai pas grand chose de positif à dire sur cette saison, puis après avoir ruminé ma déception, j’ai finalement décidé de partager avec vous le pourquoi du comment…

Torchwood et moi, c’est une histoire particulière. Ça a commencé simplement en cherchant à découvrir une série fantastique, avec la touche british en plus. J’ai regardé et aimé les deux premières saisons comme un simple divertissement : une équipe d’agents chargés d’enquêter et de protéger la Terre contre les aliens. Le pitch ne promet pas monts et merveilles, le budget n’est pas faramineux et ça se sent, les histoires sont loin d’être crédibles mais c’est tout le charme de Torchwood je trouve. Se laisser prendre au jeu, suivre ces personnages si différents les uns des autres et commencer à s’y attacher malgré tout. Puis surtout être séduite par Jack Harkness, ce Captain d’un autre temps qui mène avec bienveillance et détermination son équipe à travers les épreuves. Bref, au bout de deux saisons d’aventures, j’étais conquise. Puis entre temps j’ai découvert Doctor Who, et là c’était foutu. J’étais tombée dans la marmite du Whoniverse.

Autant dire que la troisième saison Children of Earth, après deux saisons à considérer la série comme du simple divertissement, m’a bouleversé. Les sujets abordés, son traitement extrême et sans pitié, son regard porté sur l’Homme ont directement hissé Torchwood dans mon petit panthéon personnel des séries.

D’où ma grande déception de cette dernière saison, the Miracle Day.

Miracle Day ou l’histoire du monde quand la Mort cesse d’exister. L’idée était géniale, surtout autour d’un personnage qui lui ne peut pas mourir depuis des siècles. Je suis d’autant plus frustrée que certaines pistes évoquées étaient intéressantes. Les conférences mise en place par les médecins pour gérer cette nouvelle non-mortalité et l’explosion de la démographie laissaient présager une réflexion passionnante sur notre société… Mais non, le sujet n’a pas été approfondi. J’ai cette désagréable sensation que tout a été survolé pendant la saison. Pourtant le format de la série – 10 (longs !) épisodes – aurait pu permettre de se poser, d’observer comment la société en général réagit à ce Miracle, puis au travers des citoyens eux-mêmes, on aurait pu prendre le temps de construire des relations entre les personnages, de nous donner de la profondeur à ces derniers. Mais l’action a été préférée à l’introspection. L’introduction de la CIA tourne malheureusement très vite la série vers une sorte de thriller politique. Aucune allusion à des aliens, aucun gadget extraterrestre, on en vient à se demander quelle est l’utilité de reformer Torchwood. On comprend au fil des épisodes l’utilité de Jack Harkness en tant que personne mais je n’ai pas du tout saisi l’intérêt de mobiliser Gwen, puis d’impliquer Rhys dans l’histoire à travers des séances de webcam inutiles…

Je suis un peu amère. Je ne suis pas forcément une inconditionnelle de séries fantastiques mais dans ce cas je ne comprends pas pourquoi faire une nouvelle saison de Torchwood s’il n’y a plus rien de l’essence de Torchwood. Seul Jack reste le pilier de cette saison et pourtant même lui a perdu de son charisme et de sa prestance. Un seul épisode, le 4×07, Immortal Sins – le meilleur pour moi – se concentre sur son passé et nous éclaire sur les raisons de ce mystérieux Miracle.

Concernant les nouveaux personnages, on peine à s’attacher à l’un d’entre eux. Entre deux explosions, pas facile de prendre le temps de connaître leurs motivations, leurs failles ou leur part d’humanité. Esther est la seule pour qui j’ai eu un court soupçon de sympathie. Le Docteur Juarez dans une autre mesure était un personnage que j’ai bien aimé également. Pour les autres, quelle déception ! Je me souviens encore de l’excitation quand j’avais lu les noms de Bill Pullman et Lauren Ambrose au casting de Torchwood

Pour Rex, c’était mal parti dès le premier épisode et à aucun moment je n’ai réussi à avoir ne serait-ce qu’une once de sympathie pour ce personnage.

Je ne parlerai pas de l’américanisation de la série. Après tout, il y a des séries d’action et/ou fantastique que j’aime beaucoup outre-Atlantique. Je savais pertinemment qu’en délocalisant Torchwood, on perdrait la touche britannique, sauf que j’ai l’impression d’avoir perdu beaucoup plus que ça…

Je ne ferai aucun commentaire sur la toute fin, ce fameux twist qui devrait nous donner envie d’attendre avec impatience la suite. Pour ma part, je me demande encore comment Russel T. Davies a pu faire ça de sa série… Peut-être que je changerais d’avis, mais à l’heure actuelle, je ne pense même pas regarder la prochaine saison. Je préfère effacer cette chose de ma mémoire et me souvenir des trois saisons que j’avais tant aimé.

 

Misfits : « Vegas Baby ! » ou l’adieu à Nathan

La très bonne série anglaise Misfits reprendra cet automne pour une 3ème saison. J’avoue que je suis un peu mitigée, je ne sais pas quoi en attendre. Pendant 2 saisons, la série a été plutôt bonne mais depuis les rumeurs puis l’annonce du départ du personnage de Nathan, interprété par Robert Sheehan, j’ai un peu peur pour la suite.

Il n’était pas le seul à porter le succès de la série, mais son charisme, son attitude et son humour particulier en faisaient tout de même un élément important de la bande…

En attendant la 3ème saison et l’introduction d’un nouveau personnage, il y a cet épisode de 9 minutes diffusé uniquement en ligne, qui explique les raisons de l’absence de Nathan.

La vidéo n’est plus disponible, elle a été bloquée à cause des droits d’auteur

A la fin de la saison 2, Nathan perd son pouvoir d’immortalité et hérite de pouvoirs de magicien. Il mène une belle vie d’escroc à Las Vegas avec sa chérie Marnie et son petit. Il semble profiter de son nouveau pouvoir dans les casinos mais se fait stupidement pincer (il gagne avec un 7 sur un dé !) et finit par se retrouver en prison.

Alors qu’en penser ?

Bof. Pour moi, ce n’est pas une fin digne de Nathan. Ce n’est ni époustouflant, ni grandiose, ni triste. Rien. Juste « histoire de dire »… Je me demande même s’il n’aurait pas été plus judicieux d’expliquer son absence par quelques phrases en début de saison 3 sans passer par un web épisode indépendant…

Là, ça me donne surtout l’impression de remuer le couteau dans la plaie. Voilà, cette frustration de savoir qu’on va devoir se passer du talent de Robert Sheehan, de son bagou, de sa gouaille, le tout avec pas mal de regrets pour ma part… Reste plus qu’à attendre de voir ce que va donner cette saison 3 de Misfits !

Miranda, comédie burlesque made in britain

Après avoir terminé Friday Night Lights, j’avais besoin d’un peu plus de légèreté. Je suis partie à la recherche d’une série comique, au format court et qui me ferait rire. J’ai trouvé tout ça chez nos amis britons où j’ai pris l’habitude de me servir en séries à l’humour absurde.

 C’est ainsi que j’ai découvert Miranda.

 Miranda, la trentaine, célibataire, un physique atypique, gaffeuse invétérée, inadaptée sociale et un humour dévastateur. Voilà notre héroïne. Au quotidien elle doit gérer sa mère qui cherche à la marier à tout prix et Gary un amour de jeunesse revenu en ville qu’elle tente de séduire maladroitement, le tout plus ou moins bien soutenue par sa meilleure amie Stevie.

Miranda, c’est un peu la bonne copine qu’on pourrait avoir. Le clown de la bande, la maladroite au grand cœur… Elle nous entraine avec elle dans sa vie et à l’aide de regards-caméra prend le spectateur comme témoin. Elle se tourne vers nous pour qu’on l’approuve dans ses réactions décalées, pour qu’on partage son embarras ou son entrain, mais surtout pour trouver quelqu’un qui réagira a ses blagues les plus nulles et avec qui elle pourra être complice.

On la suit donc épisode après épisode, dans des situations improbables, des suites de défis et de mensonges dans lesquels elle s’enfonce alors qu’elle tente de prouver au contraire qu’elle n’est pas aussi désespérée que tout le monde le pense.

Pour donner un aperçu du specimen, dans le premier épisode, Miranda va enfin diner en tête-à-tête avec le beau Gary qu’elle convoite secrètement depuis des années. Affolée à l’idée de ce premier rencard, elle décide de s’acheter une robe. Ne trouvant aucune tenue élégante pour sa grande taille, elle se rend sans s’en rendre compte dans une boutique destinée… aux travestis. Et ça ne s’arrête pas, chaque épisode a sa dose de situations embarrassantes et de quiproquos !

 

On pourrait tomber dans le pathétique, mais ce qui rend la série assez drôle, c’est que Miranda est plus ou moins hermétique à l’humiliation. Elle traverse toutes ces situations avec beaucoup d’exubérance et un humour bien lourd qui ne fait rire qu’elle – et le spectateur. Donc attention, vous êtes prévenus : c’est de l’humour burlesque bien lourd, pas de subtilité, ni de finesse ici, mais personnellement je me suis facilement attachée à Miranda et elle m’a fait beaucoup rire !

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Miranda est une sitcom qui compte 2 saisons de 6 épisodes de 20 minutes. Une saison 3 a été commandée et sera diffusée sur BBC One.

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