[Pilot] Terra Nova

Terra Nova, la série de Spielberg au budget indécent (presque 20 millions pour ce pilot) et au pitch alléchant était l’une des séries de la rentrée que j’attendais.

Mon sentiment après voir vu le pilot ? Assez partagé.

En 2149, alors que la Terre est menacée d’extinction, des scientifiques découvrent une porte spatiotemporelle permettant de remonter le temps dans le but de reconstruire une civilisation qui respecterait la planète.

C’est en suivant la famille Shannon qu’on découvre l’état de la Terre, surpeuplée, polluée, au bord de l’asphyxie, puis assez rapidement on passe de l’autre côté de cette porte pour s’installer dans la nouvelle colonie Terra Nova.

Les héros sont donc envoyés pour un aller-simple 85 millions d’années en arrière, à l’ère jurassique. Pour éviter tout problème de paradoxes temporels, on nous explique rapidement qu’ils ne sont pas sur le même flux temporel et de cette façon les éventuels soucis de timey-wimey sont réglés.

De prime abord, Terra Nova c’est un peu l’univers de Jurassic Park qui aurait rencontré celui d’Avatar. Les idées sont piquées dans des séries et des films vus et revus, et sur ce point-là on ne peut pas dire que la série brille par son originalité.

Alors non ce n’est pas mauvais mais ce n’est pas le chef d’œuvre attendu non plus. Ça se présente comme un bon divertissement. J’ai trouvé qu’il y avait de grandes ressemblances à Lost. Les Sixers pourraient être les Autres, la menace des dinosaures rappellent celle de la fumée noire, un endroit à explorer, des mystères à résoudre… Ainsi dès le pilot les questions s’enchainent : que sont ces symboles sur les rochers, quelle est l’identité des Sixers et pourquoi se sont-ils séparés du groupe, qu’est-il arrivé au fils du commandant Taylor, quelle est la vérité sur le projet Terra Nova…? C’est évidemment une bonne chose pour tenir la série en longueur, mais ça peut-être à double tranchant… Après tout, The Event aussi s’inscrivait dans les séries à mystères et elle s’est terminée au bout de sa seule saison sans pouvoir répondre aux nombreuses questions qu’elle avait posé.

Les dinosaures étaient l’une des choses que j’attendais avec impatience, et j’en suis assez déçue. Vu le budget de la série, on pouvait s’attendre à mieux. Si j’ai été bluffé par les images de la Terre de 2149, les bestioles préhistoriques ne m’ont pas vraiment emballé.

J’aurais aimé dire que je n’ai pas aimé au point d’abandonner tout de suite la série mais l’ennui, c’est que l’idée de base me plait énormément. Un nouveau départ pour le bien de l’humanité, comment reconstruire son passé sur de bonnes bases pour sauver son avenir… je trouve que ça peut-être passionnant !

J’ose espérer qu’on ne va pas se focaliser sur les Shannon qui ne sont qu’une grosse caricature de la cellule familiale qu’on nous rabâche régulièrement. Ils m’ont assez vite gonflé et ça serait plus intéressant de suivre le développement de la communauté à travers une palette de personnages différents. C’était la force de Lost et c’est un peu le point noir ici, difficile de s’attacher à l’un des personnages pour l’instant.

Finalement ça ne sera pas la série événement que j’attendais mais un simple divertissement que je regarderai poussée par ma curiosité.

Sinon je suis la seule à avoir été choquée dès les premières images dans le camp de Terra Nova ? Des militaires armés pour accueillir les colons quand on veut repartir de zéro pour le bien de l’humanité, je suis pas sûre que ce soit repartir sur de bonnes bases…

Parks and Recreation, la petite sœur de The Office

Parks and Recreation est une série que Céline des Critkeurs, ma dealeuse de séries comiques, m’avait recommandée . Ça faisait un moment qu’elle était notée sur liste de séries à voir, et j’ai finalement tout regarder d’un coup, 3 saisons en 1 semaine parce que c’est vraiment bien et assez addictif !

Pour donner une idée du genre, il faut savoir qu’à ses débuts Parks and Recreation devait être un spin-off de la série The Office (la version américaine) puis finalement le projet a évolué pour devenir une série autonome.

On passe des bureaux de Dunder Mifflin à la Mairie de Pawnee, ville paumée de l’Indiana, avec le même concept  : suivre, dans le style d’un faux documentaire, le quotidien d’un groupe d’employés. Amateurs d’absurde et de second degré, ça peut vous plaire !

 Dans Parks and Recreation , c’est Amy Poelher qui joue Leslie Knope, le personnage clé du service , qui est convaincue de l’importance de son travail, tout comme l’était Steve Carell  dans The Office.

 Leslie Knope est ainsi une fonctionnaire dévouée, persuadée de pouvoir changer le monde et d’être une grande politicienne (« il y a Sarah Palin, Hillary Clinton, Nancy Pelosi et moi », dit-elle avec le plus grand sérieux). Elle est entourée d’une bande de tire-au-flanc de haute volée dont Ron Swanson en directeur du service qui consacre le plus clair de son temps à éviter de faire quelque chose et qui voue une haine féroce au public et au gouvernement.

Tout le service est complètement indifférent à leur mission de service public, et seule Leslie se bat contre vents et marées pour mener ses grands projets à bien comme la réhabilitation d’un terrain vague laissé à l’abandon. Mais si Leslie est le cœur de la série, les personnages secondaires, tous plus barrés les uns que les autres, ne sont pas en reste et s’intègrent tous parfaitement aux intrigues.

La série est une merveille d’absurdité, de bêtise et de seconde degré. La saison 1 ne comporte que 6 épisodes de 20 minutes, il est donc facile de se faire une idée de la série en peu de temps. Si de prime abord on peut être surpris ou gênés par la grande ressemblance avec sa grande sœur The Office, dès la saison 2 Parks and Recreation s’améliore au fil des épisodes, se démarque dans le ton et gagne sa propre identité.

Dans la saison 3, la présence régulière d’Adam Scott et de Rob Lowe apporte du sang neuf à la série, tous deux débarquant en tant qu’experts comptables, pour remettre de l’ordre dans les finances locales en fin de saison 2. Et Adam Scott en Ben Wyatt est un choix qui m’a vraiment fait craquer, je le trouve parfait ce petit nouveau !

Bref, de l’humour absurde, des situations délicieusement pathétiques, des personnages attachants… Coup de cœur pour Leslie Knope et ses collègues puisque j’attends avec impatience la saison 4, prévue le 19 septembre aux États-Unis.

Friday Night Lights – Saison 1

J’ai la fâcheuse manie de lire presque tous les billets de la Sorcière même quand je ne suis pas les séries qu’elle regarde. Elle me fait rire dans sa façon d’écrire et de reviewer les séries par épisode, c’est un peu devenu un passage obligé après un visionnage d’épisode. C’est un peu à cause d’elle que j’en suis arrivée à lire ses reviews sur Friday Night Lights sans savoir ce que c’était.

Friday Night Lights. Bon. Comment dire… C’est une série américaine avec des ados et du football inside, c’est donc sans surprise que ça n’avait pas retenu mon attention… Mais la Sorcière en a largement vanté les mérites et ça a commencé à titiller ma curiosité…

Puis Lorna s’y est mise, et ça lui a plu aussi. Comme c’est une blogueuse qui regarde souvent de bonnes choses, je me suis demandée si j’étais passée à côté d’une bonne série…

C’est finalement suite à la pression des twittos sériphiles que la saison 1 de Friday Night Lights s’est retrouvée sur mon écran et qu’au bout de quelques jours de visionnage j’ai eu ma réponse : oui, j’étais passée à côté d’une bonne série, mais ouf ! C’est maintenant réparé !

Friday Night Lights, c’est l’histoire de Dillon, une petite ville du Texas où le quotidien de ses habitants se cristallise autour des matchs du vendredi soir. On commence la saison avec l’arrivée d’Eric Taylor, nouveau coach de l’équipe de football américain du lycée, qui doit gérer la pression que la ville entière lui met sur les épaules afin que son équipe, les Panthers, soit la meilleure du championnat…

Parce qu’à Dillon, petite ville paumée du Texas comme tant d’autres, il ne se passe rien, hormis les matchs du vendredi soir. On découvre les joueurs de l’équipe, leurs rivalités, leur quotidien, on retrouve les cheerleaders, mais on suit aussi la famille du Coach… On se rend compte que le football américain au centre de tout est surtout un prétexte pour observer vivre cette petite ville.

Je ne pensais pas m’attacher autant aux personnages… Après tout, ce sont des ados, des teenagers qui, parce qu’ils font partie de l’équipe du lycée, se prennent pour les rois de la ville. Il y a Jason Street, le leader populaire qu’un malheureux accident vient faucher au début de sa gloire, il y a sa copine Lyla, la pom-pom girl un peu trop parfaite, il y a Tim Riggins le bad boy et sa copine un peu rebelle Tyra. Il y a aussi Matt Saracen qui est propulsé malgré lui en quaterback et qui doit gérer beaucoup trop de choses pour un simple ado… Et puis tous les autres…

Sur le papier, ça aurait pu être profondément agaçant. C’est quelque chose que j’ai du mal à supporter, le fait de mettre des personnes dans des cases sans leur permettre de changer. J’avais évidemment peur des clichés comme celui du quaterback sortant avec la cheerleader populaire. Et on n’y coupe pas. Mais on réalise que c’est comme ça « en vrai », ça pourrait être un faux documentaire sur la « vraie » vie texane, on s’y croirait. Oui, tout tourne autour de l’équipe des Panthers dans cette ville, oui il y a les lycéens populaires et les loosers, mais là où Friday Night Lights a su me séduire, c’est que les personnages ne restent pas coincés dans ces cases-là. Ils souffrent, ils se battent, ils s’en prennent plein la gueule, ils essaient d’aller de l’avant. Rien n’est tout noir ou tout blanc pour eux.

On découvre aussi des choses qu’on ne voit pas de la même façon en France comme la religion omniprésente dans la vie de chacun, les particularités de leur système scolaire, la pression qu’on met sur les joueurs de l’équipe pour leur avenir professionnel…

On suit le quotidien des joueurs et leur dynamique entre eux, mais également leurs relations avec les adultes à travers le Coach Taylor ou sa femme Tami qui est aussi leur conseillère au lycée. Puis il y a les relations entre les adultes eux-même, dans la famille Taylor, avec les parents, les personnalités influentes de la ville… C’est vraiment la vie d’une communauté qu’on découvre, un peu en immersion, où chaque personnage est écrit en profondeur, avec ses problèmes et ses espoirs, ses envies et la réalité… C’est finalement la chronique d’une petite ville qui m’a beaucoup plu !

Je ne pensais pas m’attacher autant et pourtant j’ai envie de les accompagner pour les prochaines saisons ces teenagers. Comme je le dis souvent, c’est ça que j’aime dans les séries, c’est ressentir des choses, pleurer pour un personnage, le détester, puis l’aimer, vivre des moments d’émotions, et Friday Night Lights le fait à merveille !

Clear eyes, full hearts, can’t lose !

[Pilot] The Event

Je ne parle pas souvent des pilots que je teste tout au long de l’année avant de me décider ou non d’entamer une nouvelle série. Il y a quelques temps encore, j’avais envie de tout regarder, de jeter un œil à toutes les nouveautés, de peur de passer à côté d’une bonne série. Aujourd’hui, je me suis bien calmée à ce niveau-là. Je reste à l’affût certes, mais je suis beaucoup moins sérivore. Je prends le temps de me renseigner avant de céder à l’attrait d’un pitch, je me fis davantage à l’avis de certains blogueurs. Pour d’autres séries, la curiosité l’emporte et je préfère quand même me faire un avis personnel.

C’est le cas de The Event.
J’en avais parlé quand NBC l’avait annoncé, et elle me tentait bien. Parce que la force de The Event, c’est de prétendre pouvoir occuper une case du paysage télévisuel laissée vide par des séries comme Lost et Flashforward entre autres.

Dans ce pilot, on fait la connaissance des personnages principaux. On rencontre la famille Buchanan, le Président et son entourage, une mystérieuse prisonnière et Sean. Tous, j’imagine, vont être plus ou moins rattachés les uns aux autres au fil de la saison.

Puis il y a donc cet événement qui se prépare, mais on ne sait pas quoi. Il y a des prisonniers qui doivent être libérés, mais on ne sait pas qui ils sont. Il y a cette fille qui disparaît de la surface de la Terre, mais on ne sait pas comment. En gros, on avance complètement à l’aveugle dans ce premier épisode, et c’est assez gonflé pour un pilot de nous donner si peu d’indices pour la suite. J’imagine – encore – que toutes ces pistes vont se mettre en place pour nous mener doucement jusqu’à l’évènement.

En attendant, The Event joue avec le temps, change de point de vue de personnages, remonte le temps, pour revenir dans le présent sans prévenir. Des aller-retours sensés donner du rythme ou du suspense ou je ne sais quoi, qui m’ont surtout profondément agacé, en empêchant de s’immerger complètement dans l’histoire.

 A la fin de l’épisode, le pilot n’a pas été efficace sur moi. Impossible de m’attacher à un seul des personnages, ni d’être intriguée par ces mystères. Peut-être trop échaudée par la grande déception qu’a été Flashforward. Au final, je me demande si ça vaut le coup de s’impliquer à nouveau dans une nouvelle série qui ressemble à un mauvais mélange de Lost, de V et de 24.

 S’il y a un lecteur qui a à cœur de défendre cette série et me donner ses arguments pour que je persévère, qu’il le fasse ou se taise à jamais…

Game of Thrones – Winter is coming

A la base, ce genre de fantasy-là, ce n’est pas tout à fait ma tasse de thé. Il manque cruellement de magie pour me laisser séduire au fil des pages. Mais c’est tellement rare de voir de la bonne fantasy portée sur le petit écran, que je n’ai pas envie de chipoter plus que ça.

C’est une tâche assez difficile de résumer Game Of Thrones. Je dirai pour faire simple que dans un monde qui n’est pas le nôtre (c’est le propre de la fantasy) où les saisons peuvent durer des années, des forces surnaturelles se pressent aux portes du Royaume des Sept Couronnes. Au Nord, il y a la confrérie de la Garde de Nuit, chargée de protéger le royaume de toute créature pouvant provenir d’au-delà du Mur protecteur. Et plus au Sud, il y a des complots et des rivalités qui se trament pour s’emparer du Trône de Fer, le symbole du pouvoir absolu sur le continent. Mais après un été de dix années, un hiver rigoureux s’abat sur le Royaume avec la promesse d’un avenir des plus sombres….

J’ai suivi le projet d’adaptation de loin, puis j’ai entendu les premières critiques et les éloges récentes et j’ai finalement craqué, préférant lire le premier tome avant de me lancer dans la série, en fermant les yeux sur tous les spoilers possibles ces derniers temps.

Quand vient le temps d’enfin regarder le premier épisode, c’est avec une petite boule d’appréhension que je découvre les premières images.

Dans les livres, il y cette complexité dans les intrigues, cette profondeur dans les personnages et les relations qu’ils entretiennent entre eux, des stratégies et des complots entre les Maisons autour de ce fameux Trône de Fer… Et tout l’enjeu était là : comment porter à l’écran toute la richesse de l’univers sans perdre les téléspectateurs en route (ou sans devoir regarder la série avec une encyclopédie sous le coude…)

Et presque toute cette appréhension s’est envolée dès le générique. Superbe thème musical, dont je ne me lasse pas et qu’à aucun moment, je n’ai eu envie de zapper. Très beau esthétiquement et astucieuse façon de visualiser les différentes cités, les Maisons avec leurs insignes, qui change à chaque épisode selon l’évolution géographique des personnages.

Dès le début, on s’identifie assez normalement à la maison Stark puisque comme dans le livre, c’est par leurs yeux, qu’on découvre ce monde. On s’attache rapidement à Ned, Eddard Stark qui devient un peu malgré lui la Main du Roi et qui va nous mener avec lui au cœur des intrigues.

C’est donc avec émerveillement que je découvre des héros de papier prendre vie sous mes yeux. Ned Stark et sa famille, l’entourage du Roi, les Lannister, puis Daenerys et son frère… Je trouve tous les personnages castés parfaitement. Tous sont aussi attachants, beaux et/ou détestables que dans mon esprit !

Il y a des scènes très imagées dans le livre que j’avais vraiment hâte de découvrir sur écran :  la découverte du Mur par Jon Snow, les leçons de danse d’Arya, ou encore les cellules célestes au Val d’Arryn entre autres… Et toutes sont à la hauteur de mes espérances !

J’avais peur que les intrigues soient trop complexes à suivre, mais les transitions sont finement réfléchies. Certains personnages restent dans l’ombre, d’autres sont mis en avant. Le travail d’adaptation est vraiment intéressant parce que ça ne doit pas être chose aisée de condenser près de 1000 pages en 10 épisodes…  Il y a par exemple des personnages dont je n’avais pas noté l’importance à la lecture comme Ser Loras Tyrell et Lord Renly Baratheon. Et il y a d’autres choses qui me manquent vraiment : les loups ! Où sont les loups ? Ils sont sensés suivre les enfants Stark comme leur ombre et pourtant on ne les voit presque jamais…

Enfin, on n’a pas le temps de souffler ou de s’ennuyer. Le rythme n’est jamais lent, les scènes cruciales s’enchainent sans temps morts, à tel point que je suis plusieurs fois exclamée « Quoi ? C’est déjà cette scène-là! »
Finalement, 10 épisodes, je trouve que c’est presque trop court pour toute la richesse de cet univers.

Si c’est avec un sentiment d’appréhension mêlé à de l’excitation que j’ai commencé la série, c’est avec une grande impatience que je vais attendre la saison 2. C’est une série qui a tout pour me plaire, une série où les personnages sont si bien écrits, si complexes, où l’on s’attache forcément, où l’on pleure et souffre avec eux. Et là avec Game Of Thrones, s’il y a bien une chose qu’on apprend, c’est que s’attacher à ces personnages, c’est à nos risques et périls, puisqu’on on ne sait jamais qui sera le prochain à avoir une fin tragique…

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