Friday Night Lights – Saison 1

J’ai la fâcheuse manie de lire presque tous les billets de la Sorcière même quand je ne suis pas les séries qu’elle regarde. Elle me fait rire dans sa façon d’écrire et de reviewer les séries par épisode, c’est un peu devenu un passage obligé après un visionnage d’épisode. C’est un peu à cause d’elle que j’en suis arrivée à lire ses reviews sur Friday Night Lights sans savoir ce que c’était.

Friday Night Lights. Bon. Comment dire… C’est une série américaine avec des ados et du football inside, c’est donc sans surprise que ça n’avait pas retenu mon attention… Mais la Sorcière en a largement vanté les mérites et ça a commencé à titiller ma curiosité…

Puis Lorna s’y est mise, et ça lui a plu aussi. Comme c’est une blogueuse qui regarde souvent de bonnes choses, je me suis demandée si j’étais passée à côté d’une bonne série…

C’est finalement suite à la pression des twittos sériphiles que la saison 1 de Friday Night Lights s’est retrouvée sur mon écran et qu’au bout de quelques jours de visionnage j’ai eu ma réponse : oui, j’étais passée à côté d’une bonne série, mais ouf ! C’est maintenant réparé !

Friday Night Lights, c’est l’histoire de Dillon, une petite ville du Texas où le quotidien de ses habitants se cristallise autour des matchs du vendredi soir. On commence la saison avec l’arrivée d’Eric Taylor, nouveau coach de l’équipe de football américain du lycée, qui doit gérer la pression que la ville entière lui met sur les épaules afin que son équipe, les Panthers, soit la meilleure du championnat…

Parce qu’à Dillon, petite ville paumée du Texas comme tant d’autres, il ne se passe rien, hormis les matchs du vendredi soir. On découvre les joueurs de l’équipe, leurs rivalités, leur quotidien, on retrouve les cheerleaders, mais on suit aussi la famille du Coach… On se rend compte que le football américain au centre de tout est surtout un prétexte pour observer vivre cette petite ville.

Je ne pensais pas m’attacher autant aux personnages… Après tout, ce sont des ados, des teenagers qui, parce qu’ils font partie de l’équipe du lycée, se prennent pour les rois de la ville. Il y a Jason Street, le leader populaire qu’un malheureux accident vient faucher au début de sa gloire, il y a sa copine Lyla, la pom-pom girl un peu trop parfaite, il y a Tim Riggins le bad boy et sa copine un peu rebelle Tyra. Il y a aussi Matt Saracen qui est propulsé malgré lui en quaterback et qui doit gérer beaucoup trop de choses pour un simple ado… Et puis tous les autres…

Sur le papier, ça aurait pu être profondément agaçant. C’est quelque chose que j’ai du mal à supporter, le fait de mettre des personnes dans des cases sans leur permettre de changer. J’avais évidemment peur des clichés comme celui du quaterback sortant avec la cheerleader populaire. Et on n’y coupe pas. Mais on réalise que c’est comme ça « en vrai », ça pourrait être un faux documentaire sur la « vraie » vie texane, on s’y croirait. Oui, tout tourne autour de l’équipe des Panthers dans cette ville, oui il y a les lycéens populaires et les loosers, mais là où Friday Night Lights a su me séduire, c’est que les personnages ne restent pas coincés dans ces cases-là. Ils souffrent, ils se battent, ils s’en prennent plein la gueule, ils essaient d’aller de l’avant. Rien n’est tout noir ou tout blanc pour eux.

On découvre aussi des choses qu’on ne voit pas de la même façon en France comme la religion omniprésente dans la vie de chacun, les particularités de leur système scolaire, la pression qu’on met sur les joueurs de l’équipe pour leur avenir professionnel…

On suit le quotidien des joueurs et leur dynamique entre eux, mais également leurs relations avec les adultes à travers le Coach Taylor ou sa femme Tami qui est aussi leur conseillère au lycée. Puis il y a les relations entre les adultes eux-même, dans la famille Taylor, avec les parents, les personnalités influentes de la ville… C’est vraiment la vie d’une communauté qu’on découvre, un peu en immersion, où chaque personnage est écrit en profondeur, avec ses problèmes et ses espoirs, ses envies et la réalité… C’est finalement la chronique d’une petite ville qui m’a beaucoup plu !

Je ne pensais pas m’attacher autant et pourtant j’ai envie de les accompagner pour les prochaines saisons ces teenagers. Comme je le dis souvent, c’est ça que j’aime dans les séries, c’est ressentir des choses, pleurer pour un personnage, le détester, puis l’aimer, vivre des moments d’émotions, et Friday Night Lights le fait à merveille !

Clear eyes, full hearts, can’t lose !

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3 réflexions au sujet de « Friday Night Lights – Saison 1 »

  1. ça ne m’a jamais tenté… mais tu me donnes pas mal envie au final ;o)) Je vais peut-être jeter un oeil.

    • Je crois que de moi-même jamais je l’aurai regardé. Le pitch n’a rien pour m’attirer. Puis on se laisse prendre et on engloutit les saisons :)
      La première saison notamment est très bonne !
      Si jamais un jour tu te laisses tenter, fais moi un petit retour !

  2. Je suis une grande fan depuis les débuts de la série que j’ai vu en intégralité et tout est très très bon ! Go Panthers !!!