En ces temps de rentrée de séries américaines, j’étais à l’affût des nouvelles comedy à me mettre sous la dent.
J’ai retrouvé mes petites séries habituelles : la bande à Sheldon avec The Big Bang Theory, le college de Greendale avec Community et les familles modernes et barrées de Modern Family. J’ai aussi fait le ménage en arrêtant pour de bon How I Met Your Mother, hélas le génial Neil Patrick Harris ne suffit plus à me garder devant cette série…
Je me garde évidemment Leslie Knope et les autres de Parks et Recreation, ma dernière découverte puis je vais suivre avec curiosité cette saison de The Office sans Steve Carrell !
Dans les nouveautés comedy, il y avait une série qui me tentait : New Girl. C’est l’histoire de Jess, la jolie Zooey Deschanel qui quitte son copain après avoir découvert qu’il la trompait. Elle se retrouve alors en colocation avec trois garçons qui découvrent son côté naïf et étrange, et qui vont essayer de lui remonter le moral malgré tout.
Le trailer avec le côté frais et décalé de Zooey Deschanel m’avait bien plu. Résultat : son personnage s’avère finalement assez agaçant, je trouve les trois colocataires presque plus intéressants qu’elle. Le pilot est beaucoup trop « girly » pour que j’accroche réellement. Les quelques épisodes suivant que j’ai vus sont un peu mieux mais ne m’ont pas fait franchement rire. Bref je lui donne encore quelques épisodes mais sans grande conviction…
Ma jolie découverte comedy, c’est Suburgatory, un mélange du mot « suburbs », les banlieues, et de « purgatory », le purgatoire. C’est une série qui reprend la thématique des banlieues américaines et nous invite dans un délire légèrement absurde dans l’histoire entre une ado et son père.
On suit Tessa, ado cynique et rebelle, qui déménage avec son père de Manhattan à une banlieue chic qui représente tout ce qu’elle déteste.
C’est un peu une critique des banlieues américaines entre les (desperate) housewives siliconées et botoxées, les rumeurs et le bonheur parfait pas si idyllique qu’il n’y paraît. La relation entre le père et la fille rend assez « vraie » et c’est une surprise de retrouver Jeremy Sisto à mille lieues de son personnage dans Six Feet Under.
La série ne fait pas rire aux éclats mais j’ai bien aimé l’ado sarcastique et son regard sur son nouvel univers.
Le problème de la série serait peut-être son grand écart entre son délire absurde et sa volonté de donner une morale à la fin de l’épisode. A voir si elle s’en sort dans les prochains épisodes…
Et vous, vous avez eu des coups de coeur pour des séries comiques ?
Terra Nova, la série de Spielberg au budget indécent (presque 20 millions pour ce pilot) et au pitch alléchant était l’une des séries de la rentrée que j’attendais.
J’aurais aimé dire que je n’ai pas aimé au point d’abandonner tout de suite la série mais l’ennui, c’est que l’idée de base me plait énormément. Un nouveau départ pour le bien de l’humanité, comment reconstruire son passé sur de bonnes bases pour sauver son avenir… je trouve que ça peut-être passionnant !
Torchwood et moi, c’est une histoire particulière. Ça a commencé simplement en cherchant à découvrir une série fantastique, avec la touche british en plus. J’ai regardé et aimé les deux premières saisons comme un simple divertissement : une équipe d’agents chargés d’enquêter et de protéger la Terre contre les aliens. Le pitch ne promet pas monts et merveilles, le budget n’est pas faramineux et ça se sent, les histoires sont loin d’être crédibles mais c’est tout le charme de Torchwood je trouve. Se laisser prendre au jeu, suivre ces personnages si différents les uns des autres et commencer à s’y attacher malgré tout. Puis surtout être séduite par Jack Harkness, ce Captain d’un autre temps qui mène avec bienveillance et détermination son équipe à travers les épreuves. Bref, au bout de deux saisons d’aventures, j’étais conquise. Puis entre temps j’ai découvert Doctor Who, et là c’était foutu. J’étais tombée dans la marmite du Whoniverse.
Miracle Day ou l’histoire du monde quand la Mort cesse d’exister. L’idée était géniale, surtout autour d’un personnage qui lui ne peut pas mourir depuis des siècles. Je suis d’autant plus frustrée que certaines pistes évoquées étaient intéressantes. Les conférences mise en place par les médecins pour gérer cette nouvelle non-mortalité et l’explosion de la démographie laissaient présager une réflexion passionnante sur notre société… Mais non, le sujet n’a pas été approfondi. J’ai cette désagréable sensation que tout a été survolé pendant la saison. Pourtant le format de la série – 10 (longs !) épisodes – aurait pu permettre de se poser, d’observer comment la société en général réagit à ce Miracle, puis au travers des citoyens eux-mêmes, on aurait pu prendre le temps de construire des relations entre les personnages, de nous donner de la profondeur à ces derniers. Mais l’action a été préférée à l’introspection. L’introduction de la CIA tourne malheureusement très vite la série vers une sorte de thriller politique. Aucune allusion à des aliens, aucun gadget extraterrestre, on en vient à se demander quelle est l’utilité de reformer Torchwood. On comprend au fil des épisodes l’utilité de Jack Harkness en tant que personne mais je n’ai pas du tout saisi l’intérêt de mobiliser Gwen, puis d’impliquer Rhys dans l’histoire à travers des séances de webcam inutiles…
Pourquoi ce succès inattendu ?