Sherlock, revu par Moffat

S’il y a une série qui a fait parler la blogosphère cet été, c’est Sherlock. Alors que les vacances sont sensées être le calme plat du côté des séries, la Beeb avait programmé sur 3 semaines les nouvelles aventure de Sherlock Holmes. Plus qu’une nouvelle adaptation du célèbre détective de Conan Doyle, la série était attendue comme la nouvelle création de Steven Moffat. Les sériphiles connaissent bien le monsieur, créateur de Jekyll (une autre adaptation fichtrement bien réussie) et scénariste des meilleurs épisodes de Doctor Who. Son nouveau statut de showrunner sur cette dernière l’a propulsé sur le devant de la scène la saison passée. Son nom au générique de Sherlock ferait donc presque oublier celui de Mark Gatiss (que les amateurs de Doctor Who connaissent bien également en tant qu’acteur et scénariste) qui est pourtant co-créateur sur Sherlock.

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Pour cette série, on fait connaissance avec John Watson, médecin récemment revenu de la guerre en Afghanistan, qui est sur le point de faire connaissance avec Sherlock Holmes. Deux éléments surprennent de prime abord : nous sommes bien au 21ème siècle, dans le Londres contemporain, et les deux personnages sont au début de leur « relation », bien plus jeunes que le Sherlock de notre inconscient collectif. Une fois ce cadre posé, à aucun moment cette modernisation du mythe ne viendra gêner l’histoire. Au contraire, Sherlock va utiliser les technologies modernes pour avancer dans ses enquêtes et le tout est vraiment bien intégré.

Ce Sherlock est un personnage arrogant, imbu de lui-même, solitaire, brillant, qui se qualifie lui-même de sociopathe… J’ai eu du mal à accrocher dès le début, le trouvant à la fois énervant et génial. Finalement Benedict Cumberbatch le joue à merveille et s’amuse à le rendre détestable et pourtant attachant. Cumberbatch endosse le costume de Sherlock à la perfection. D’après Gatiss, son casting a été une évidence pour eux, et ça se comprend. Coïncidences de mon planning de séries, dans la même semaine, j’ai pu le « croiser » dans des petits rôles dans Spooks et Tipping the Velvet… Pas si nouveau dans le monde des séries, mais il va falloir le surveiller, il a du talent à revendre !

A ses côtés, Martin Freeman fait ce qu’il peut pour incarner Dr Watson et il s’en sort plutôt bien vu le charisme de Cumberbatch. Il apparaît peu à peu comme un complément indispensable à Holmes dans son quotidien. C’est par ses yeux que l’on approche Sherlock, qu’on le découvre, qu’on le suit dans ses enquêtes, qu’on reste sans voix face à la rapidité de déduction du détective. La mise en scène est d’ailleurs astucieuse pour suivre le cheminement de pensées de Sherlock et comprendre les rouages de son esprit supérieur. Que les puristes de Conan Doyle se rassurent, on retrouve également les éléments traditionnels des bouquins : leur appartement à Baker Street, Mrs Hudson, Lestrade et même Moriarty.

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Pendant trois épisodes, le duo fonctionne, la résolution des enquêtes par déduction est assez jouissive, les personnages conservent leur caractère d’origine, bref on y croit ! Et puis, personnellement, j’adore toujours autant les séries se déroulant à Londres, c’est un réel plaisir de suivre Sherlock et son compagnon dans les quartiers de la ville. Trois épisodes, c’est malheureusement trop court je trouve, pour juger du potentiel d’une série, mais les créateurs ont réussi le tour de force de rester fidèles à l’esprit de Conan Doyle tout en le modernisant. Je n’en attendais pas moins du duo Moffat/Gatiss, mais ça fait toujours plaisir d’être agréablement surprise ! Au final, ces nouvelles aventures de Sherlock ont reçu un succès mérité en Angleterre et sur la blogosphère sériphile. Un succès public mais aussi critique qui a permis l’annonce d’une suite !  A suivre donc…

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8 réflexions au sujet de « Sherlock, revu par Moffat »

  1. Très chouette adaptation modernisée des aventures de Sherlock Holmes. Le canon est respecté et parfaitement adapté à notre époque. Et le duo d’acteurs fonctionne super bien. Comme tu le soulignes Benedict Cumberbatch le rend attachant et agaçant en même temps.

  2. J’aime beaucoup Sherlock Holmes et je suis toujours agréablement surprise par le travail de Steven Moffat. Je vais donc tester la série, rapidement j’espère.

  3. J’ai eu du mal à attaquer la série pour une raison stupide : j’accrochais pas à la bouille de Sherlock ! Faut quand même dire qu’il a un physique bien particulier quand même Cumberbatch.

    Enfin bref, je m’y suis quand même mise en en moins de 3 soirs j’ai vu 2 fois chaque épisodes (oui car je devais attendre que mon chéri qui s’était endormi devant l’épisode de la veille le rattrape pour voir la suite !) et j’ai vraiment passé un bon moment.

    Je serais donc présente pour le retour de Sherlock.

    • Ah mais pareil ! J’ai eu du mal avec Cumberbatch au début… il a un physique assez spécial… Puis au final, j’ai pas regretté !

  4. En fait, Cumberbatch est un peu comme la ritournelle de la série: surprenante dès le générique, et puis très vite, tu l’as dans la tête et impossible de oublier.. Un Sherlock très addictif, fourmillant d’idées brillantes (les patchs de nicotine), et une interprétation à la hauteur… Freeman est un excellent Watson, , plus complexe que dans les séries précédentes.. Personnages secondaires, décors, intrigues tout est OK.. Et cerise sur le gâteau: Londres revisitée. Bref, on attend la suite avec impatience…

  5. Ping : Comic Con’ France – Passionnant Steven Moffat… | Le coin d'Oniros

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