Spooks (MI-5) – Saison 1

Alors que j’ai à peu près une quinzaine de séries en cours ou sur ma liste « à voir », je me suis encore penchée sur une nouvelle série. Je continue donc ma découverte des séries britanniques en m’attaquant à Spooks. Plus connue en France sous le nom de MI-5, elle propose une vision de l’espionnage sombre et réaliste, à mille lieux des clichés américains.

spooks

A vrai dire, en terme d’espionnage dans les séries télé, je me suis arrêtée à Alias et à 24. Des missions, des infiltrations, des menaces terroristes…

Dans Spooks, dès les premières images, le ton est donné : les images sont froides, il pleut, les locaux sont sobres, de la paperasse, des gens qui travaillent vraiment… Bref, on est bien en Angleterre, mais ici pas d’espionnage international, pas de MI-6 donc, mais bien le MI-5, la protection du territoire, la sécurité intérieure du pays.

A ce propos, le titre français ne rend pas toute la signification du titre original. Spook, en anglais, c’est un fantôme, quelqu’un qui n’existe pas, et toute cette première saison pose justement cet enjeu-là : des agents qui mentent constamment à leurs proches, qui n’évoluent qu’avec des fausses identités, qui restent discrets… Ces héros-là sont des agents ordinaires, humains, vulnérables, proches de nous. Leurs missions quotidiennes n’ont rien d’héroïques ou de prestigieuses : ils empêchent une militante anti-avortement de faire sauter une bombe dans un marché couvert, ils règlent les questions de protocole pour la visite du président des Etats-Unis, ils gèrent une prise d’otages dans une ambassade, ils pourchassent un militant d’extrême-droite tenté par un coup de force politique. Pas de terrorisme du Moyen-Orient ou de complots internationaux, on reste dans le réaliste, sombre et froid, bien écrit.

L’un des épisodes restera d’ailleurs culte pour son réalisme. Lors d’une mission d’infiltration ordinaire, l’une des agents – pourtant présentée comme membre de l’équipe et donc personnage récurrent – est démasquée et se voit brûlée vive. Ici, pas de miracle, pas de sauvetage de dernière minute. La violence de la scène est aussi inattendue qu’insoutenable. La série pose là sa marque, réaliste et sans concession.

On le sait, il ne faut pas s’attacher au casting dans les séries anglaises. Tout peut leur arriver, aucun personnage n’est à l’abri d’une mort ou d’une disparition. Le cliffangher de la saison 1 – terriblement cruel, sans pour autant user d’effets pyrotechniques – rappelle qu’on est bien face à une série british, et qu’il n’y a pas forcément de retournement de dernière minute pour sauver les gentils…

spooks_team

Le casting est remarquable, et je vous cache pas mon plaisir de retrouver Keeley Hawes après mon deuil de Ashes To Ashes. Mais si l’un d’entre eux crève l’écran, c’est bien Matthew McFayden. Toute la saison tourne d’ailleurs autour de son personnage et sa difficulté de concilier ses engagements professionnels et privés. Mais tous les personnages sont bien travaillés, et on est loin de tout manichéisme. Difficile de dire qui est tout blanc ou tout noir, tous semblent avoir un passé intéressant et il me tarde d’approfondir leurs histoires respectives.

La saison 1 passe vite, très vite, seulement six épisodes, mais on aperçoit déjà le potentiel de cette série hors-normes. Les scénarios sont solides, bien écrits, le casting est très bon, la réalisation est impeccable et prouve qu’il n’y a pas que 24 qui sait se servir du split-screen. Bref, une première saison sans fausse note !

Day 27 – Best pilot episode

- Meilleur épisode pilot

Alias.

alias-pilot

Tout dans ce premier épisode donnait envie de poursuivre l’aventure. De l’action, de vrais méchants, un revirement de situation, des infiltrations, des personnages complexes et torturés… Il basait en rien de temps tous les enjeux de la série. Elle fait partie de mes séries préférées dans mon panthéon personnel malgré ses dernières saisons de plus en plus compliquées et sa fin complètement mystico-fantastique…

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