J’ai jamais su dire non

Je vous avais parlé du Visiteur du Futur quand j’avais découvert cette web série, j’avais eu un vrai coup de cœur à l’époque. Alors que celle-ci termine sa saison 2, c’est à nouveau sur Frenchnerd, le blog de François Descraques que j’ai pioché ma nouvelle web série : J’ai jamais su dire non.

 Le pitch tient en quelques mots : apprendre à dire non, c’est dur.

C’est l’histoire de Tom, incapable de dire non aux gens. Trop gentil, trop honnête, il a bien du mal à s’imposer quand il le faudrait. Il n’a par exemple pas su résister à Roxane, sa patronne et a malgré lui couché avec elle. Quand il avoue la nouvelle à sa copine, celle-ci le quitte sur le champ ! Un malheur n’arrivant jamais seul, c’est le moment que choisit Mitch, son pote pour s’incruster méchamment dans son appartement. Il s’impose donc comme colocataire et décide de l’aider à se reprendre en main grâce à une thérapie particulière : la « Psycho-Balls Therapy »

Cette fois, c’est Slimane-Baptiste Berhoun qui écrit et réalise les épisodes. C’était lui le Docteur Castafolte un peu foldingue dans le Visiteur du Futur. On n’est d’ailleurs pas trop dépaysés puisqu’on retrouve quasiment la même bande devant les caméras : Matthieu Poggi, Florent Dorin et même François Descraques ! Dans les nouvelles têtes, il y a Lénie Cherino et Christophe Barberon en collègues de bureau assez gratinés…

Au départ, ça ressemble comme toujours à un délire entre potes, et même si c’est assez drôle, on se demande un peu où ça va nous mener. Puis les épisodes s’améliorent, l’intrigue s’étoffe, les personnages deviennent intéressants…

Ce que j’aime dans les web séries que je regarde, c’est toujours l’imagination débordante qu’il faut avoir pour combler le manque de moyens techniques. L’écriture, le montage, les effets de vidéos… on est finalement loin de simples vidéos entre potes ! Je trouve qu’on est quand même un cran en-dessous comparé au Visiteur du Futur, mais ça reste bien agréable de regarder une web série courte, drôle et inventive.

Pour finir, ce qui me plait dans les productions Frenchnerd, c’est qu’on a souvent droit à l’envers du décors avec des bonus ou des making-of. Et moi, j’aime bien zieuter ce qui se passe dans les coulisses, la façon de travailler, les fous rires, les foirages, les tâtonnements… A force, on a presque l’impression de la connaître cette bande de potes, c’est assez sympa… Et pour J’ai jamais su dire non, il y a 5 bonus – editor’s cut – du monteur, Camille Hélie qui dévoilent ainsi les secrets de tournage. C’est très bien fait, très drôle encore, et ça vaut presque un épisode à lui tout seul !

Je vous propose le premier épisode :


Le reste est disponible en accès libre sur Frenchnerd et directement sur la page consacrée à J’ai jamais su dire non.

Si vous connaissez de bonnes web séries, partagez donc, je suis toujours intéressée !

Beautiful people UK

J’ai découvert Beautiful People chez les Critikeurs.

C’est l’histoire de Simon, aujourd’hui gay assumé qui se remémore son adolescence lorsqu’il vivait encore en banlieue et rêvait de vivre comme les « beautiful people ».

Ma première impression a été plutôt négative, le résumé et les quelques photos n’ont pas du tout suscité mon intérêt, sans parler de mon appréhension sur le fameux cliché des gays maniérés.

Mais je suis curieuse. Et si ça peut parfois être un vilain défaut, c’est surtout le moyen de découvrir de jolies petites séries britanniques.

Dans la première saison, les épisodes commencent à New-York en 2008. Simon discute avec son petit-ami Sacha et évoque chaque fois un souvenir de son adolescence. Le flash-back nous emmène ensuite en 1997 où Simon, 13 ans, vit en banlieue en Angleterre entouré de ses proches. Des parents un peu givrés, Debbie, mère alcoolique, Andy, père loser, Ashlene, sœur qui a couché avec tout le quartier, et la meilleure amie de sa mère, Hayley, aveugle, voilà la joyeuse famille au milieu de laquelle Simon essaie d’évoluer comme il peut.

Lui, vit pour la musique, les comédies musicales et la mode. Un garçon un peu trop maniéré pour rentrer dans le moule, qui rêve de quitter sa banlieue et de vivre comme les « beautiful people ». Heureusement, il peut partager son temps libre et ses passions avec son meilleur ami Kyle (surnommé Kylie en hommage à son idole Kylie Minogue).

Simon vit avec ses extravagances et ses goûts décalés, et malgré la difficulté de sa situation à l’école où il est persécuté par ses camarades, il est toujours soutenu par sa famille, aussi dysfonctionnelle soit-elle.

Dans la deuxième saison, le schéma est globalement le même. On commence l’épisode en 2009, Simon a rompu avec Sacha et revient en Angleterre rendre visite à sa mère. Il en profite pour se remémorer l’année de ses 14 ans, en 1998. Dans cette saison, presque chaque épisode compte une scène où les personnages (souvent les deux garçons mais pas seulement) chantent et dansent comme dans une comédie musicale. Et là, rien à voir avec les soi-disant épisodes musicaux de séries américaines, c’est toujours très bien inséré à l’histoire, justes, émouvants ou drôles et les deux acteurs sont vraiment bons (ils sont d’ailleurs acteurs chanteurs et danseurs d’après quelques petites recherches)

Cette seconde saison compte, comme la première, six épisodes d’une petite trentaine de minutes. Chaque épisode est construit autour d’une anecdote légère, prétexte pour aborder, avec beaucoup d’humour, des sujets plus profonds comme la mort, l’amitié ou l’homophobie…

Mon appréhension sur le cliché gay n’a pas eu lieu d’être. L’homosexualité est un sujet sous-jacent tout au long de la série, mais pas du tout le point central. Il est même presque jamais évoqué dans la première saison. Dans la seconde, Simon prend peu à peu conscience qu’il est différent des autres garçons, et c’est abordé avec beaucoup de talent jusqu’à la fin de la saison.

A la fin du dernier épisode, on quitte avec un pincement au cœur cette famille déjantée qui s’est faite attachante au fil des épisodes et on se sépare de Simon qu’on peut à présent laisser grandir tranquillement.

Beautiful People, c’est une jolie comédie sociale comme les anglais savent le faire. Légèreté et sujets sérieux s’imbriquent avec finesse et intelligence. Une bulle d’optimisme sur le monde qui nous entoure, que ça fait du bien !

Spaced, série pionnière de geeks

Spaced, c’est une série anglaise qui a un peu plus de 10 ans (1999) et qui n’a pas pris une ride. Pour la situer, elle s’inscrit dans la même veine que The Big Bang Theory ou The IT Crowd : bourrée de références à la culture pop, au cinéma, aux séries, aux jeux vidéos et aux comics.

Après visionnage des 14 épisodes qui forment les deux uniques saisons de Spaced, on peut la qualifier comme pionnière dans le genre, à une époque où – il me semble – la tendance « geek » n’était pas aussi mise en avant qu’aujourd’hui.

C’est l’histoire de Tim et Daisy, deux jeunes un peu paumés qui se rencontrent par hasard dans un café. Tim est dessinateur de comics, qui n’a encore jamais vendu ses œuvres. Il bosse en attendant dans un magasin de comics. Daisy est journaliste – ou plutôt aimerait l’être – et trouve toujours une bonne excuse pour ne pas se mettre devant sa machine à écrire.

Tous les deux galèrent à trouver un logement et ils décident donc de se faire passer pour un couple d’honnêtes travailleurs pour décrocher la location d’un appart.

Ils trouvent leur bonheur dans une maison partagée au 23 Meteor Street, où vivent Marsha, leur propriétaire et Brian, un artiste conceptuel qui ne trouve son inspiration que dans la colère, le désespoir et l’agression. Le meilleur ami de Tim, Mike, et la meilleure amie de Daisy, Twist, leur rendent visite fréquemment et complètent cette bande de joyeux lurons.

La série suit leur quotidien, assez ordinaire mais souvent mouvementé, penchant parfois dans le surréalisme le plus barré. Chaque épisode, centré sur un sujet, recèle un paquet de références et je suis sûre d’en avoir loupé pas mal, notamment dans le domaine des jeux vidéo et des comics. On a droit à de nombreuses allusions à Star Wars (l’évocation de la Menace Fantôme met Tim dans tous ses états), à Matrix, à 2001, l’Odyssée de l’espace, à Tekken dans les faux combats entre Tim et Mike, à X-Files, Fight Club, Scooby-Doo… et même un clin d’oeil à Doctor Who avec le Tardis dans la boutique de comics !

La réalisation que l’ont doit à Edgar Wright est particulièrement soignée. Chaque scène est tournée comme un film et on est bien loin des sitcoms classiques tournées exclusivement en plateau, avec rires enregistrés. On croise à plusieurs occasions les prémisses et les idées qu’il développera dans ses longs métrages Hot Fuzz ou Shaun of the Dead (dans lesquels on retrouve d’ailleurs les inséparables Simon Pegg et Nick Frost).

Les dialogues écrits (et joués donc) par Simon Pegg et Jessica Stevenson sont de petites perles et leur duo fonctionne à merveille. Les seconds rôles sont tout autant barrés et franchement drôles.

En parlant du casting, le Whoniverse est vraiment petit et jamais loin dans les séries anglaises, puisque de nombreuses têtes se retrouveront plus tard dans des épisodes de Doctor Who.

Jessica Stevenson (devenue Haynes) sera Joan Redfern, l’institutrice dont Ten tombe amoureux quand il est temporairement humain dans The Family of Blood. Simon Pegg fera une apparition dans The Long Game dans le rôle de l’Editor. On croise Mark Gatiss (scénariste et acteur) qui joue ici un agent façon Matrix.

Et ô joie ! John Simm – le génial Master – est ici un trafiquant, silencieux mais ô combien sexy !

Bref, Spaced est une série riche, aussi bien du point de vue de l’écriture que du visuel. C’est un petit bijou d’humour avec des références à la pelle, qui n’a pas souffert du poids des années… A voir un jour ou l’autre, mais attention série culte !

Edit : Je sais que ce n’est pas toujours évident de trouver ces petites séries anglaises dont je vous bassine parle à longueur de blog, mais pour celle-ci, pas d’excuses, je vous propose l’Intégrale de Spaced en streaming pour vous faciliter la vie, rien que ça !

Modern Family

Modern Family, c’est une série qui brosse avec humour le portrait d’une famille de la classe moyenne américaine.

modernfamily

Il paraît qu’à sa diffusion les critiques étaient dithyrambiques. « La meilleure nouvelle comédie de l’année ! »

Il a fallu que Céline des Critikeurs (comédievore et donc fournisseuse officielle de comedy) en parle régulièrement pour me donner envie de m’y mettre… Et je n’ai pas été déçue !

La série utilise le principe du faux documentaire pour suivre trois familles américaines : une recomposée, une traditionnelle et une homoparentale. Bien vite, on découvre qu’elles sont toutes liées et forment en fait une grande et même famille. Une famille moderne en somme…

Il y a Jay, le patriarche de la famille qui s’est remarié avec une belle et jeune colombienne, Gloria, qui a déjà un fils, Manny. Les deux enfants de Jay ont chacun leur propre cellule familiale. Il y a Claire, mère de trois enfants, Haley, Alex et Luke, et épouse de Phil. Puis Mitchell, en couple avec Cameron, avec qui il vient d’adopter Lily, une petite vietnamienne.

Modern Family décrit avec simplicité la vie de famille en alternant les scènes de tous les jours et les confidences à la caméra voulues par le principe du faux documentaire. Les personnages font de leur mieux pour gérer leur  famille au quotidien. Leurs habitudes et leur mode de vie sont traités avec humour et justesse, chacun peut accrocher ou se reconnaître dans l’une des familles, ce qui les rend vraiment attachants.  Personnellement, c’est Phil, le père qui se croit cool avec ses enfants qui me fait mourir de rire. Et je trouve que Mitchell et Cameron se complètent parfaitement dans leur façon de gérer leur homoparentalité.

Au final Modern Family montre avec humour qu’il n’existe pas de modèle familial parfait et réussit, en se servant avec finesse des traits de caractères de ses personnages, à rendre une famille drôle et attachante… Je recommande !

Day 24 – Best quote

- Meilleure citation


It’s gonna be legen… wait for it… dary !

Barney Stinson. How I Met Your Mother.

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