Jack Harkness et Malcom Reynolds en Duel !

Aujourd’hui, c’est le 3ème dimanche où je pose ma plume chez Les Critikeurs ! C’est un blog qui fait partie de ceux que je fréquente assidument et que j’affectionne beaucoup, et quand Céline m’a proposé d’écrire de temps en temps chez elle, c’est avec grand plaisir que j’ai accepté !

Chaque semaine, je vais essayer de vous proposer un Duel, une confrontation entre deux séries que j’aborderai par des angles différents : leurs thématiques, leurs personnages, leurs remakes… Quelques idées d’avance, des pistes, rien n’est figé, et je me laisserai porter par l’inspiration du moment !

Aujourd’hui sous les feux des projecteurs : Jack Harkness vs. Malcom Reynolds !

Duel Jack Harkness vs Mal ReynoldsOu comment rapprocher deux personnages issus de deux séries qui me sont chères, Torchwood et Firefly, et évoquer des caractéristiques qu’ils partagent… Lire le Duel chez les Critikeurs

Les précédents Duels mettaient en scène :

Once Upon a Time vs. Grimm, ou comment ces deux nouvelles séries abordent les contes de fées

Duel Once Upon a Time vs GrimmSuburgatory vs. Awkward, ou comment ces séries se construisent autour d’une adolescente drôle et sarcastique

Duel Suburgatory vs AwkwardSi vous aimez les billets que j’écris ici, je vous invite donc à lire mes Duels là-bas !

Firefly : embarquez à bord du Serenity

Firefly, ça faisait un moment qu’elle prenait la poussière sur ma liste de séries à voir. Il y a a des séries, entourées d’une certaine aura, qui me fascinent avant même de les avoir visionnées. Firefly en faisait partie.

Une création de Joss Whedon, le monsieur que l’on place souvent aux côtés de JJ Abrams en terme d’influence sur la culture pop. Autant dire que ces deux doux dingues ont tout mon respect.

De Whedon, papa de Buffy, Angel et Dollhouse, il faut bien l’avouer, je ne connais que sa websérie Dr Horrible. J’ai bien été tentée plusieurs fois de combler ma culture sériphile en me penchant sur la cas Buffy mais j’ai toujours laissé tomber l’idée…

C’est plutôt en farfouillant dans la filmo de Nathan Fillion – que je commence vraiment à bien apprécier soit dit en passant – que j’ai décidé de m’aventurer dans l’univers de Firefly.

Mais la tâche est un peu plus ardue que pour une série lambda. Pour apprécier Firefly, il faut la mériter. La série, annulée au bout d’une saison, a été complètement massacrée par la FOX à l’époque de sa diffusion (2002 !) La chaine n’a pas commencée par le pilot, les épisodes ont été diffusés dans un ordre aléatoire, et pour finir en beauté certains n’ont pas été diffusés du tout ! Face à une audience pas folichonne (on se demande bien pourquoi ?), la FOX a tout simplement annulée la série au bout de 12 épisodes avant même qu’elle ne trouve son public…

Pour apprécier Firefly à sa juste valeur, il faut donc avant tout regarder les épisodes dans l’ordre voulu par son créateur : le guide des épisodes.

Firefly, c’est une série où se mêlent parfums de western et de space-opera. C’est une série que l’on rangerait bien dans de la science-fiction, alors qu’elle pourrait être de l’anticipation.

Sans que jamais ce soit explicite, Whedon met en place un univers et une Histoire fascinante. Au 25ème siècle, après l’épuisement des ressources de la Terre, l’humanité a colonisé l’espace, un nouveau système solaire. Des dizaines de planètes et des centaines de lunes ont été aménagées pour accueillir des colonies. Les planètes centrales, civilisées, se sont regroupées en une Alliance, les planètes extérieures, elles, pouvaient restées indépendantes. Jusqu’à ce que l’Alliance décide de mettre son nez dans leurs affaires, provoquant ainsi une guerre.

Après six longues années de guerre, lors du siège de Serenity Valley, les forces de l’Alliance remportent une victoire décisive sur les Indépendantistes. Parmi eux, le sergent Malcolm Reynolds (Nathan Fillion). Refusant de se plier aux règles de l’Alliance, il décide de vivre en marge de la société, vers les mondes extérieurs, là où l’Alliance n’a encore que peu, voire pas, d’influence. Il achète un vieux vaisseau, de classe Firefly, qu’il baptise Serenity.

Il engage un équipage et ensemble se mettent à vivre de petits boulots plus ou moins légaux. Contrebande, transport de marchandises ou de voyageurs, qu’importe pour Mal Reynolds, tant qu’il continue à voler, à rester libre…

Aux côtés de Mal Reynolds, on retrouve Zoe qui était son second lors de la guerre contre l’Alliance, puis Wash le génie du pilotage, Kaylee la jeune mécano, Jayne le mercenaire, la respectable Dame de Compagnie Inara, le pasteur Book et enfin Simon, jeune médecin qui embarque comme passager dès le début de la série.

Je ne sais pas vous, mais moi j’adore déjà à la base les histoires centrées sur les relations entre les personnages, leur façon de vivre en quasi huis-clos entre eux, les tensions que ça génère, les compromis que ça demande, leurs habitudes de vie au quotidien… Cet aspect de la vie sur un vaisseau m’a parfois rappelé Matrix ou certains passages de Battlestar Galactica…

Et puis Mal Reynolds m’a parfois fait penser à Jack Harkness dans sa façon de mener son vaisseau, gérer son équipe, de les protéger et de les aimer tous à sa façon…

Ils sont tous attachants, tout en conservant chacun une part d’ombre sur leur passé. Whedon arrive à installer la vie à bord du vaisseau et à présenter enjeux et relations entre eux en quelques minutes à peine… Signe pour moi d’un type qui sait raconter des histoires et c’est vraiment agréable !

Il installe donc son univers, créé des personnages peut-être à la limite de la caricature, mais ça ne choque pas plus que ça. Le background est esquissé épisode après épisode, et l’Histoire de cet univers avec un grand H est présentée par touches sans jamais alourdir l’intrigue de l’épisode. On s’insulte en mandarin, on comprend petit à petit l’exil des Terriens, l’enjeu des colonies, la vie des planètes éloignées, le pourquoi de la guerre…

Bref, j’ai trouvé le background passionnant ! Et il aurait pu être vraiment intéressant de le développer sur quelques saisons si seulement on lui en avait laissé le temps.

Pour cette première et unique saison, l’intrigue tourne autour de River (Summer Glau), la sœur de Simon, tous deux passagers clandestins sur le Serenity. Surdouée et intuitive, elle a subie de mystérieuses expériences de la part de l’Alliance, qui lui ont apparemment laissé de lourdes séquelles.

En 12 épisodes, ce fil rouge alterne avec les missions ordinaires de l’équipage de planète en planète. Hélas, l’intrigue autour de River reste en suspens avec l’annulation de la série.

Il faut se tourner vers le film Serenity pour combler les attentes et obtenir des réponses. Destiné à conclure la série laissée inachevée, le film reprend à la fin de la saison 1 et développe toute l’intrigue que Whedon avait gardé pour une potentielle saison 2. On se rend alors compte du potentiel que cette série avait et on maudit encore une fois la FOX au passage pour avoir gâché ça.

C’est peut-être cette annulation précoce qui a hissée Firefly au rang de série culte. Peut-être le casting impeccable (inconnu à l’époque mais que tout sériphile se réjouira d’avoir déjà croisé dans quelques séries aujourd’hui). Peut-être le nom de Joss Whedon derrière le projet. Peut-être tout simplement parce qu’elle avait la force de devenir une grande série si on lui avait laissé le temps de se développer…

Pour le plaisir, le générique que je trouve superbe et qui pose des mots sur les états d’âme de Mal Reynolds après la guerre :

Take my love, take my land,
Take me where I cannot stand.
I don’t care, I’m still free
You can’t take the sky from me.

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