Bref, les raisons d’un succès

Je le vois bien dans les statistiques du blog, la mini-série Bref de Canal provoque un  engouement certain, un buzz énorme comme on dit. Il n’y a qu’à voir la page officielle sur Facebook qui frôle bientôt le million de membres, pour s’en assurer : c’est un vrai succès populaire !

C’est bien l’une des rares séries qui fédère autant de monde en ce moment.  Je suis sûre que vous aussi, vous vous êtes rendus compte que dans vos amis Facebook, vous avez des contacts de cercles complètement différents qui aiment pourtant la page de Bref.

Pourquoi ce succès inattendu ?
Parce que c’est tout simple et que chacun s’y reconnaît j’imagine. Je fais partie de ceux qui se sont marrés en se disant « mais c’est complètement moi ! » devant l’épisode Bref, je remets tout à demain ou Bref, je suis comme tout le monde.
Les situations sont issues du quotidien et il suffit qu’on appartienne à la génération des 20-35 ans pour forcément se retrouver à un moment dans le quotidien de ce Monsieur-tout-le-monde.

D’après moi, le format doit jouer sur le succès de la série également. C’est court, 100 secondes, ça se regarde n’importe quand, ça s’échange, ça se recommande. Le format ‘tranche de vie’ me fait penser aux épisodes d’Un gars, une fille, qui pouvaient eux aussi se regarder dans le désordre. Ça ne demande pas beaucoup de temps, pas énormément d’attention, et ça reste quand même la minute bonne humeur de la matinée…

Pour ma part, si j’ai été séduite dès le premier épisode, je trouve que tous ne sont pas au même niveau. J’ai mes préférences, certains qui me font franchement rire et d’autres où j’esquisse à peine un sourire… La fraicheur de la nouveauté a sans doute contribué à l’enthousiasme, reste à voir si le concept et l’humour tiennent la distance…

Et vous qu’est-ce qui vous plait dans Bref ?

Ce billet pour vous dire aussi que je vais arrêter de proposer les vidéos des épisodes à voir ou à revoir. Ce n’est pas tellement le but du blog à la base et les nombreuses visites et requêtes que je recevais dernièrement avaient pris le pas sur la façon dont je vois mon Coin. Mais pour les moins débrouillards d’entre vous, je vous guide jusqu’au site de Canal Plus tout simplement où tous les épisodes sont disponibles gratuitement !

 

Bref, la nouvelle mini-série de Canal Plus

Dernier coup de cœur tout frais que j’ai envie de partager avec vous : Bref.


Bref, c’est une mini-série écrite par Kyan Khojandi et son ami Navo qu’on peut voir tous les soirs pendant le Grand Journal sur Canal +

Le pitch donne le ton :

 « Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt, entre les deux y s’passe des trucs. Bref. C’est l’histoire d’un mec, entre les deux. »

Bref, ça raconte l’histoire d’un mec au quotidien, un peu looser, un peu blasé dans lequel il est assez facile de se reconnaître.

Bref, c’est donc une mini-série de vidéos humoristiques très courtes, entre 1 à 2 minutes au rythme hyper speed et au montage ciselé. Elle s’inscrit assez dans l’esprit Canal : un humour absurde, décalé, shooté au second degré… Bref, tout pour me plaire !

 

Rassurez-moi, je suis pas la seule à m’être reconnue dans cet épisode ?

Et pour voir ou revoir les épisodes de Bref, c’est par ici !

 

J’ai jamais su dire non

Je vous avais parlé du Visiteur du Futur quand j’avais découvert cette web série, j’avais eu un vrai coup de cœur à l’époque. Alors que celle-ci termine sa saison 2, c’est à nouveau sur Frenchnerd, le blog de François Descraques que j’ai pioché ma nouvelle web série : J’ai jamais su dire non.

 Le pitch tient en quelques mots : apprendre à dire non, c’est dur.

C’est l’histoire de Tom, incapable de dire non aux gens. Trop gentil, trop honnête, il a bien du mal à s’imposer quand il le faudrait. Il n’a par exemple pas su résister à Roxane, sa patronne et a malgré lui couché avec elle. Quand il avoue la nouvelle à sa copine, celle-ci le quitte sur le champ ! Un malheur n’arrivant jamais seul, c’est le moment que choisit Mitch, son pote pour s’incruster méchamment dans son appartement. Il s’impose donc comme colocataire et décide de l’aider à se reprendre en main grâce à une thérapie particulière : la « Psycho-Balls Therapy »

Cette fois, c’est Slimane-Baptiste Berhoun qui écrit et réalise les épisodes. C’était lui le Docteur Castafolte un peu foldingue dans le Visiteur du Futur. On n’est d’ailleurs pas trop dépaysés puisqu’on retrouve quasiment la même bande devant les caméras : Matthieu Poggi, Florent Dorin et même François Descraques ! Dans les nouvelles têtes, il y a Lénie Cherino et Christophe Barberon en collègues de bureau assez gratinés…

Au départ, ça ressemble comme toujours à un délire entre potes, et même si c’est assez drôle, on se demande un peu où ça va nous mener. Puis les épisodes s’améliorent, l’intrigue s’étoffe, les personnages deviennent intéressants…

Ce que j’aime dans les web séries que je regarde, c’est toujours l’imagination débordante qu’il faut avoir pour combler le manque de moyens techniques. L’écriture, le montage, les effets de vidéos… on est finalement loin de simples vidéos entre potes ! Je trouve qu’on est quand même un cran en-dessous comparé au Visiteur du Futur, mais ça reste bien agréable de regarder une web série courte, drôle et inventive.

Pour finir, ce qui me plait dans les productions Frenchnerd, c’est qu’on a souvent droit à l’envers du décors avec des bonus ou des making-of. Et moi, j’aime bien zieuter ce qui se passe dans les coulisses, la façon de travailler, les fous rires, les foirages, les tâtonnements… A force, on a presque l’impression de la connaître cette bande de potes, c’est assez sympa… Et pour J’ai jamais su dire non, il y a 5 bonus – editor’s cut – du monteur, Camille Hélie qui dévoilent ainsi les secrets de tournage. C’est très bien fait, très drôle encore, et ça vaut presque un épisode à lui tout seul !

Je vous propose le premier épisode :


Le reste est disponible en accès libre sur Frenchnerd et directement sur la page consacrée à J’ai jamais su dire non.

Si vous connaissez de bonnes web séries, partagez donc, je suis toujours intéressée !

Hero Corp – Saison 1

J’ai envie de vous parler d’une petite série française trop méconnue à mon goût.

Hero Corp, c’est l’histoire de John qui se rend dans un village paumé de Lozère pour y enterrer sa tante qu’il n’a pas vu depuis des années.

Quand il décide de rester quelques jours au village, il se rend compte que les habitants sont bien étranges et qu’ils cachent quelque chose. Ça se complique quand ils n’ont pas l’air décidé à le laisser partir. Les choses deviennent plus claires quand il voit sa tante, revenue à la vie, lui annoncer qu’il est dans un village de Super-Héros et qu’il doit les sauver de The Lord, un Super-Vilain, que tous croyaient mort depuis vingt ans…

Hero Corp Saison 1

Dans la famille Astier, je demande le frère. Pas Alexandre – à qui l’on doit Kaamelott – mais Simon. Bonne pioche ! A croire que dans la famille, le talent est dans les gènes. C’est en effet Simon Astier que l’on retrouve derrière le projet qu’il a créé, réalisé et co-écrit.

Il serait facile de vouloir comparer Hero Corp à Kaamelott, et c’est vrai qu’on y retrouve la même qualité d’écriture, une finesse dans les dialogues et une façon de jouer avec langue qui est toujours bien maitrisée et tordante à entendre et à réécouter, mais la comparaison s’arrête là.

Le Maire : Vous avez fait connaissance avec les habitants ?
John : Ouais.
Le Maire : Et alors ?
John : Et alors je vais rien dire parce qu’il y en a sûrement qui sont de votre famille et j’ai envie de blesser personne.

Des personnages hauts en couleur, des situations déjantées lorgnant même du côté de l’absurde, et des héros plus has been que super qui doivent reprendre du service.

On a le Captain Cold qui était capable par le passé de créer des vagues de froid mais qui aujourd’hui peut à peine refroidir une boisson en tenant un verre. Il y a aussi Burt, anciennement Acid Man, qui projetait de l’acide avec ses mains, qui en est réduit à faire sortir du shampoing extra-doux qui ne pique même pas les yeux… Ou encore Doug, ancien avocat au sommet, qui a du abandonner sa profession après avoir acquis le pouvoir de se raidir dès qu’il entend un mensonge… Une panoplie de héros légèrement barges qui deviennent au fil des épisodes assez attachants.

Le petit budget de la série la rend assez intimiste, le côté cheap des effets spéciaux participe à l’effet « fait-maison entre copains », mais les bonnes idées défilent et la photographie assez magnifique réhaussent le niveau. Et enfin, j’ai trouvé les illustrations du générique, références aux grands comics américains, vraiment joliment dessinées…

Hero Corp - The Lord

En revanche, j’ai trouvé quelques défauts dans ce tableau qui pourraient en décourager certains.

D’abord, il faut reconnaître que tous les acteurs ne sont pas au point et j’ai vraiment eu du mal avec le jeu d’Agnès Boury, qui joue la tante de John. J’ai espéré tout du long qu’elle s’améliore, mais c’est laborieux…

Ensuite, la série met énormément de temps à se mettre en place. On perd beaucoup de temps à présenter tous les personnages et il y a plusieurs épisodes qui étaient certes assez drôles mais où j’ai eu l’impression qu’il ne se passait « rien » ou que l’histoire n’avançait pas. C’est dommage…

Dommage parce qu’une fois lancée, l’histoire est vraiment prenante et se permet même de laisser planer le suspense… Et la fin de la saison 1 ne donne qu’une envie : enchainer la saison 2 !

Hero Corp ne révolutionne peut-être pas le monde des séries, mais Simon Astier s’attaque au mythe des super-héros avec humour et c’est une vraie bouffée d’air frais. Une série vraiment drôle et ingénieuse, qui malgré tous ses petits défauts, devient vite addictive !

Le Visiteur du Futur, une web-série de qualité

Le Visiteur du Futur, c’est une web-série française complètement déjantée en 22 épisodes.

Visiteurdufutur

Comme son nom l’indique, c’est l’histoire d’un type qui voyage dans le temps pour changer l’histoire et sauver le monde.

Ça ne vous rappelle personne ?J’ignore si les influences sont assumées ou pas, mais le personnage central, le Visiteur du Futur, est aussi fou que peut l’être le Docteur.

Pour le reste, si le pitch tient donc en une ligne, la trame se construit autour d’un complot, sur d’éventuels effets papillons, et les épisodes s’enchainent au rythme des rebondissements les plus loufoques. Chaque séquence dure entre 3 et 10 minutes, soit un peu plus d’une heure pour toute la série. C’est bourré d’imagination, c’est frais, c’est drôle, bref, je recommande !

Et je vous propose le premier épisode :

Et par ici, pour les autres épisodes : le Visiteur du Futur – Site officiel

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