Alors que la saison 4 de Fringe est en cours de diffusion aux Etats-Unis, je me suis rendue compte que je n’avais jamais parlé de Fringe ici. C’est pourtant une série que je suis depuis le début et que j’aime de plus en plus ! Sans plus attendre, voici mes 5 bonnes raisons de regarder Fringe :
1. Une bonne série fantastique
Qu’on me cite une bonne série fantastique actuelle ! Depuis la fin de Lost, je suis restée sur ma faim. J’ai été déçue par Flashforward, plus récemment par The Event, et ce n’est apparemment pas Terra Nova qui va combler ce vide… J’en suis à regarder Warehouse13 d’un œil de temps en temps pour avoir ma dose de série fantastique !
A l’heure actuelle, Fringe est la seule série fantastique de qualité à laquelle j’accroche ! Je vous invite évidemment à me conseiller toutes vos bonnes séries fantastiques dans les commentaires…
2. Une mythologie fascinante
Le problème avec ces séries avec une grosse mythologie, c’est que la série semble justement trop complexe pour le grand public ou pour celui qui n’est pas prêt à y mettre toute son attention. Sauf que moi, c’est ce que je préfère !

Dans Fringe, il n’y a pas que des histoires entre les trois personnages et le cas scientifique de la semaine. En plus d’une agence gouvernementale qui travaille en secret à élucider des monstruosités contre-nature, il existe depuis longtemps un univers parallèle, il y a des métamorphes qui viennent d’ailleurs, mais aussi des Observateurs, ces hommes sans âge présents à chaque événement important, et puis il y a aussi des expérimentations faites sur un groupe d’enfants qui possèdent des capacités hors du commun…
Plus les saisons passent, plus la mythologie devient passionnante. Chacun ses goûts bien sûr, mais personnellement les histoires d’univers parallèles m’ont toujours fasciné et dans Fringe dès la fin de la saison 2 le sujet est extrêmement bien traité !
Donc oui, la mythologie de Fringe est complexe mais c’est aussi ce qui rend la série si intéressante. Il y a tellement à dire, à mettre en place, à explorer que le public ne peut que suivre et s’investir !
3. Les relations entre les personnages
On peut ainsi croire que le cœur de Fringe est sa mythologie et ses dimensions parallèles, mais non. Le cœur de Fringe, c’est avant tout l’histoire tragique de la famille Bishop. Ce sont les relations entre les personnages, c’est la construction de la relation entre Peter et Walter, le fils et le père, après des années d’indifférence. C’est l’évolution de la relation professionnelle entre Olivia et Walter. C’est Astrid qui travaille avec Walter et voit en lui non pas un scientifique excentrique mais quelqu’un qu’elle doit protéger et aimer. C’est aussi la relation compliquée entre Peter et Olivia… Toutes ces relations complexes participent à la richesse de la série.

Si la série semblait vouloir se cacher derrière l’aspect fantastique de ces intrigues lors la première saison, elle s’en émancipe ensuite et réussit à placer le relationnel au cœur de ces épisodes.
Avec le concept des univers parallèles, les scénaristes ont un matériau passionnant pour éclairer sous un nouvel angle leurs personnages. L’alter ego d’Olivia Dunham nous permet de mieux comprendre et de regarder différemment la vie de notre Olivia, ses blessures et son enfance difficile… Dans la même idée, les motivations de Walternate mettent parfaitement en avant les erreurs de jugement de Walter, et nous font revoir notre propre perception du bon et du mauvais dans les deux univers.
Je trouve que cette importance des relations est la signature même de JJ Abrams, une profondeur dans les personnages sans laquelle l’histoire ne fonctionnerait pas. Exactement ce que j’avais aimé dans Lost ou encore dans Alias.
4. John Noble
John Noble est absolument génial en Walter Bishop ! Je ne comprends pas qu’il n’ait encore jamais eu de nominations aux Emmy. Sa prestation est impressionnante, passant du savant fou à la fois brillant et totalement barré à l’homme brisé par des années d’asile. La découverte de son alter ego dans l’univers parallèle, Walternate, est l’occasion de montrer l’étendue de son jeu ! Son interprétation des deux Walter est si différente, si magistrale et qu’on croirait presque qu’il s’agit de deux acteurs différents !
5. Anna Torv
Toujours dans le casting, impeccable : Anna Torv.
Pendant toute la première saison, son personnage est froid, peu sympathique voire inintéressant, du coup pas facile de savoir si ça vient du personnage mal développé ou du jeu d’Anna Torv. Je ne suis peut-être pas objective parce que j’aime son personnage, j’aime son Olivia Dunham. Sans surprise, elle ressemble aux autres héroïnes qui me plaisent : fortes, indépendantes, un peu têtes de mules voire têtes brûlées. Celles qui cachent presque toujours un passé ou une enfance complexe, qui leur donne une facette fragile qu’elles ne montrent que rarement…
Bref, si j’aime le personnage d’Olivia Dunham, j’admire la prouesse d’Anna Torv ! Dès la découverte de l’univers parallèle, son évolution est impressionnante et son jeu balaye toutes les questions ! Elle est elle aussi excellente !
Elle a la possibilité d’interpréter l’alter ego rousse d’Olivia Dunham en jouant avec finesse sur leurs différences, leurs attitudes, leurs façons de bouger et de parler, c’est bluffant ! Quand elle joue une Olivia qui se fait passer pour l’autre et vice versa, on a la preuve de l’étendue de son talent ! Dans la saison 3, les scénaristes lui font même jouer William Bell qui prend possession de son corps ! L’épisode final particulier de la saison 3 et la nouvelle donne de la saison 4 ajoutent encore des nuances à son jeu, qui lui feraient mériter un Emmy à elle aussi !
Voilà pourquoi j’aime Fringe, pour toutes ces raisons… Parce que la série sait allier une mythologie passionnante à des personnages profonds et bien écrits. Et vous, pourquoi vous regardez Fringe ? Qu’est-ce qui vous plaît dans cette série ?
Terra Nova, la série de Spielberg au budget indécent (presque 20 millions pour ce pilot) et au pitch alléchant était l’une des séries de la rentrée que j’attendais.
J’aurais aimé dire que je n’ai pas aimé au point d’abandonner tout de suite la série mais l’ennui, c’est que l’idée de base me plait énormément. Un nouveau départ pour le bien de l’humanité, comment reconstruire son passé sur de bonnes bases pour sauver son avenir… je trouve que ça peut-être passionnant !
Torchwood et moi, c’est une histoire particulière. Ça a commencé simplement en cherchant à découvrir une série fantastique, avec la touche british en plus. J’ai regardé et aimé les deux premières saisons comme un simple divertissement : une équipe d’agents chargés d’enquêter et de protéger la Terre contre les aliens. Le pitch ne promet pas monts et merveilles, le budget n’est pas faramineux et ça se sent, les histoires sont loin d’être crédibles mais c’est tout le charme de Torchwood je trouve. Se laisser prendre au jeu, suivre ces personnages si différents les uns des autres et commencer à s’y attacher malgré tout. Puis surtout être séduite par Jack Harkness, ce Captain d’un autre temps qui mène avec bienveillance et détermination son équipe à travers les épreuves. Bref, au bout de deux saisons d’aventures, j’étais conquise. Puis entre temps j’ai découvert Doctor Who, et là c’était foutu. J’étais tombée dans la marmite du Whoniverse.
Miracle Day ou l’histoire du monde quand la Mort cesse d’exister. L’idée était géniale, surtout autour d’un personnage qui lui ne peut pas mourir depuis des siècles. Je suis d’autant plus frustrée que certaines pistes évoquées étaient intéressantes. Les conférences mise en place par les médecins pour gérer cette nouvelle non-mortalité et l’explosion de la démographie laissaient présager une réflexion passionnante sur notre société… Mais non, le sujet n’a pas été approfondi. J’ai cette désagréable sensation que tout a été survolé pendant la saison. Pourtant le format de la série – 10 (longs !) épisodes – aurait pu permettre de se poser, d’observer comment la société en général réagit à ce Miracle, puis au travers des citoyens eux-mêmes, on aurait pu prendre le temps de construire des relations entre les personnages, de nous donner de la profondeur à ces derniers. Mais l’action a été préférée à l’introspection. L’introduction de la CIA tourne malheureusement très vite la série vers une sorte de thriller politique. Aucune allusion à des aliens, aucun gadget extraterrestre, on en vient à se demander quelle est l’utilité de reformer Torchwood. On comprend au fil des épisodes l’utilité de Jack Harkness en tant que personne mais je n’ai pas du tout saisi l’intérêt de mobiliser Gwen, puis d’impliquer Rhys dans l’histoire à travers des séances de webcam inutiles…

