Firefly : embarquez à bord du Serenity

Firefly, ça faisait un moment qu’elle prenait la poussière sur ma liste de séries à voir. Il y a a des séries, entourées d’une certaine aura, qui me fascinent avant même de les avoir visionnées. Firefly en faisait partie.

Une création de Joss Whedon, le monsieur que l’on place souvent aux côtés de JJ Abrams en terme d’influence sur la culture pop. Autant dire que ces deux doux dingues ont tout mon respect.

De Whedon, papa de Buffy, Angel et Dollhouse, il faut bien l’avouer, je ne connais que sa websérie Dr Horrible. J’ai bien été tentée plusieurs fois de combler ma culture sériphile en me penchant sur la cas Buffy mais j’ai toujours laissé tomber l’idée…

C’est plutôt en farfouillant dans la filmo de Nathan Fillion – que je commence vraiment à bien apprécier soit dit en passant – que j’ai décidé de m’aventurer dans l’univers de Firefly.

Mais la tâche est un peu plus ardue que pour une série lambda. Pour apprécier Firefly, il faut la mériter. La série, annulée au bout d’une saison, a été complètement massacrée par la FOX à l’époque de sa diffusion (2002 !) La chaine n’a pas commencée par le pilot, les épisodes ont été diffusés dans un ordre aléatoire, et pour finir en beauté certains n’ont pas été diffusés du tout ! Face à une audience pas folichonne (on se demande bien pourquoi ?), la FOX a tout simplement annulée la série au bout de 12 épisodes avant même qu’elle ne trouve son public…

Pour apprécier Firefly à sa juste valeur, il faut donc avant tout regarder les épisodes dans l’ordre voulu par son créateur : le guide des épisodes.

Firefly, c’est une série où se mêlent parfums de western et de space-opera. C’est une série que l’on rangerait bien dans de la science-fiction, alors qu’elle pourrait être de l’anticipation.

Sans que jamais ce soit explicite, Whedon met en place un univers et une Histoire fascinante. Au 25ème siècle, après l’épuisement des ressources de la Terre, l’humanité a colonisé l’espace, un nouveau système solaire. Des dizaines de planètes et des centaines de lunes ont été aménagées pour accueillir des colonies. Les planètes centrales, civilisées, se sont regroupées en une Alliance, les planètes extérieures, elles, pouvaient restées indépendantes. Jusqu’à ce que l’Alliance décide de mettre son nez dans leurs affaires, provoquant ainsi une guerre.

Après six longues années de guerre, lors du siège de Serenity Valley, les forces de l’Alliance remportent une victoire décisive sur les Indépendantistes. Parmi eux, le sergent Malcolm Reynolds (Nathan Fillion). Refusant de se plier aux règles de l’Alliance, il décide de vivre en marge de la société, vers les mondes extérieurs, là où l’Alliance n’a encore que peu, voire pas, d’influence. Il achète un vieux vaisseau, de classe Firefly, qu’il baptise Serenity.

Il engage un équipage et ensemble se mettent à vivre de petits boulots plus ou moins légaux. Contrebande, transport de marchandises ou de voyageurs, qu’importe pour Mal Reynolds, tant qu’il continue à voler, à rester libre…

Aux côtés de Mal Reynolds, on retrouve Zoe qui était son second lors de la guerre contre l’Alliance, puis Wash le génie du pilotage, Kaylee la jeune mécano, Jayne le mercenaire, la respectable Dame de Compagnie Inara, le pasteur Book et enfin Simon, jeune médecin qui embarque comme passager dès le début de la série.

Je ne sais pas vous, mais moi j’adore déjà à la base les histoires centrées sur les relations entre les personnages, leur façon de vivre en quasi huis-clos entre eux, les tensions que ça génère, les compromis que ça demande, leurs habitudes de vie au quotidien… Cet aspect de la vie sur un vaisseau m’a parfois rappelé Matrix ou certains passages de Battlestar Galactica…

Et puis Mal Reynolds m’a parfois fait penser à Jack Harkness dans sa façon de mener son vaisseau, gérer son équipe, de les protéger et de les aimer tous à sa façon…

Ils sont tous attachants, tout en conservant chacun une part d’ombre sur leur passé. Whedon arrive à installer la vie à bord du vaisseau et à présenter enjeux et relations entre eux en quelques minutes à peine… Signe pour moi d’un type qui sait raconter des histoires et c’est vraiment agréable !

Il installe donc son univers, créé des personnages peut-être à la limite de la caricature, mais ça ne choque pas plus que ça. Le background est esquissé épisode après épisode, et l’Histoire de cet univers avec un grand H est présentée par touches sans jamais alourdir l’intrigue de l’épisode. On s’insulte en mandarin, on comprend petit à petit l’exil des Terriens, l’enjeu des colonies, la vie des planètes éloignées, le pourquoi de la guerre…

Bref, j’ai trouvé le background passionnant ! Et il aurait pu être vraiment intéressant de le développer sur quelques saisons si seulement on lui en avait laissé le temps.

Pour cette première et unique saison, l’intrigue tourne autour de River (Summer Glau), la sœur de Simon, tous deux passagers clandestins sur le Serenity. Surdouée et intuitive, elle a subie de mystérieuses expériences de la part de l’Alliance, qui lui ont apparemment laissé de lourdes séquelles.

En 12 épisodes, ce fil rouge alterne avec les missions ordinaires de l’équipage de planète en planète. Hélas, l’intrigue autour de River reste en suspens avec l’annulation de la série.

Il faut se tourner vers le film Serenity pour combler les attentes et obtenir des réponses. Destiné à conclure la série laissée inachevée, le film reprend à la fin de la saison 1 et développe toute l’intrigue que Whedon avait gardé pour une potentielle saison 2. On se rend alors compte du potentiel que cette série avait et on maudit encore une fois la FOX au passage pour avoir gâché ça.

C’est peut-être cette annulation précoce qui a hissée Firefly au rang de série culte. Peut-être le casting impeccable (inconnu à l’époque mais que tout sériphile se réjouira d’avoir déjà croisé dans quelques séries aujourd’hui). Peut-être le nom de Joss Whedon derrière le projet. Peut-être tout simplement parce qu’elle avait la force de devenir une grande série si on lui avait laissé le temps de se développer…

Pour le plaisir, le générique que je trouve superbe et qui pose des mots sur les états d’âme de Mal Reynolds après la guerre :

Take my love, take my land,
Take me where I cannot stand.
I don’t care, I’m still free
You can’t take the sky from me.

Day 10 – A show you thought you wouldn’t like but ended up loving

- La série que je pensais ne pas aimer et que j’ai fini par adorer

Battlestar Galactica.

battlestar_galactica

Parce qu’à la base, je suis pas vraiment une adepte de Science-Fiction. Je redoutais un peu une série avec des batailles à la space opera et orientée SF pure. Parce qu’à la base, je suis plus branchée fantasy et fantastique… Comme quoi, vouloir se ranger dans une case, c’est mal…

Parce que Battlestar Galactica, ça dépasse complètement le simple affrontement Cylons/Humains. Parce que ça aborde une palette de sujets et de réflexions sensibles. Parce que ça explore les relations humaines au bord du Galactica avec une finesse incroyable, que les personnages sont tous plus complexes les uns que les autres. Parce que les intrigues sont bien maitrisées. Parce que quoi qu’on en dise le final est une vraie fin, superbe, qui boucle parfaitement à mon sens la série…

Bref BSG, c’est une grande série, un bijou SF oui, mais avec beaucoup de social inside

Day 09 – Best scene ever

- La meilleure scène

C’est franchement difficile de ne retenir qu’une scène de toute une carrière de sériphile…

I’m The Doctor,
I’m a TimeLord, I’m from the planet Gallifrey, in the constellation Kasterborous,
I’m 9 hundred and 3 years old,
and I’m the man whose going to save your life’s and all 6 billion people on the planet below…

Voilà c’est Le Docteur, Mon Docteur… Allons-y !

Day 07 – Least favorite episode of your favorite TV show

- Le moins bon épisode de la série préférée

Rose.

DW_rose

Contre toute attente,  je dirais le pilot de la série.

Parce que franchement, c’est kitsch à souhait… Je me souviens encore m’être exclamé « Non ! Sérieusement ? C’est quoi ça ? »

Pour une introduction à Doctor Who, je trouve que ça donne pas forcément envie de persévérer…

Day 06 – Favorite episode of your favorite TV show

- L’épisode préféré de la série préférée


Si je me réfère à mon Top 10 des meilleurs épisodes de Doctor Who, c’est Blink.

Blink

Et je vais rester sur celui-là, même si étrangement ce n’est pas celui-là que je revisionne le plus.

Mais bon, j’ai tendance à changer d’avis selon mon humeur du moment, à savoir si j’ai envie de pleurer, rire, ou sursauter devant l’épisode.

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