Jack Harkness et Malcom Reynolds en Duel !

Aujourd’hui, c’est le 3ème dimanche où je pose ma plume chez Les Critikeurs ! C’est un blog qui fait partie de ceux que je fréquente assidument et que j’affectionne beaucoup, et quand Céline m’a proposé d’écrire de temps en temps chez elle, c’est avec grand plaisir que j’ai accepté !

Chaque semaine, je vais essayer de vous proposer un Duel, une confrontation entre deux séries que j’aborderai par des angles différents : leurs thématiques, leurs personnages, leurs remakes… Quelques idées d’avance, des pistes, rien n’est figé, et je me laisserai porter par l’inspiration du moment !

Aujourd’hui sous les feux des projecteurs : Jack Harkness vs. Malcom Reynolds !

Duel Jack Harkness vs Mal ReynoldsOu comment rapprocher deux personnages issus de deux séries qui me sont chères, Torchwood et Firefly, et évoquer des caractéristiques qu’ils partagent… Lire le Duel chez les Critikeurs

Les précédents Duels mettaient en scène :

Once Upon a Time vs. Grimm, ou comment ces deux nouvelles séries abordent les contes de fées

Duel Once Upon a Time vs GrimmSuburgatory vs. Awkward, ou comment ces séries se construisent autour d’une adolescente drôle et sarcastique

Duel Suburgatory vs AwkwardSi vous aimez les billets que j’écris ici, je vous invite donc à lire mes Duels là-bas !

Torchwood : Miracle Day, la déception

Je ne voulais pas écrire cette review parce que je n’ai pas grand chose de positif à dire sur cette saison, puis après avoir ruminé ma déception, j’ai finalement décidé de partager avec vous le pourquoi du comment…

Torchwood et moi, c’est une histoire particulière. Ça a commencé simplement en cherchant à découvrir une série fantastique, avec la touche british en plus. J’ai regardé et aimé les deux premières saisons comme un simple divertissement : une équipe d’agents chargés d’enquêter et de protéger la Terre contre les aliens. Le pitch ne promet pas monts et merveilles, le budget n’est pas faramineux et ça se sent, les histoires sont loin d’être crédibles mais c’est tout le charme de Torchwood je trouve. Se laisser prendre au jeu, suivre ces personnages si différents les uns des autres et commencer à s’y attacher malgré tout. Puis surtout être séduite par Jack Harkness, ce Captain d’un autre temps qui mène avec bienveillance et détermination son équipe à travers les épreuves. Bref, au bout de deux saisons d’aventures, j’étais conquise. Puis entre temps j’ai découvert Doctor Who, et là c’était foutu. J’étais tombée dans la marmite du Whoniverse.

Autant dire que la troisième saison Children of Earth, après deux saisons à considérer la série comme du simple divertissement, m’a bouleversé. Les sujets abordés, son traitement extrême et sans pitié, son regard porté sur l’Homme ont directement hissé Torchwood dans mon petit panthéon personnel des séries.

D’où ma grande déception de cette dernière saison, the Miracle Day.

Miracle Day ou l’histoire du monde quand la Mort cesse d’exister. L’idée était géniale, surtout autour d’un personnage qui lui ne peut pas mourir depuis des siècles. Je suis d’autant plus frustrée que certaines pistes évoquées étaient intéressantes. Les conférences mise en place par les médecins pour gérer cette nouvelle non-mortalité et l’explosion de la démographie laissaient présager une réflexion passionnante sur notre société… Mais non, le sujet n’a pas été approfondi. J’ai cette désagréable sensation que tout a été survolé pendant la saison. Pourtant le format de la série – 10 (longs !) épisodes – aurait pu permettre de se poser, d’observer comment la société en général réagit à ce Miracle, puis au travers des citoyens eux-mêmes, on aurait pu prendre le temps de construire des relations entre les personnages, de nous donner de la profondeur à ces derniers. Mais l’action a été préférée à l’introspection. L’introduction de la CIA tourne malheureusement très vite la série vers une sorte de thriller politique. Aucune allusion à des aliens, aucun gadget extraterrestre, on en vient à se demander quelle est l’utilité de reformer Torchwood. On comprend au fil des épisodes l’utilité de Jack Harkness en tant que personne mais je n’ai pas du tout saisi l’intérêt de mobiliser Gwen, puis d’impliquer Rhys dans l’histoire à travers des séances de webcam inutiles…

Je suis un peu amère. Je ne suis pas forcément une inconditionnelle de séries fantastiques mais dans ce cas je ne comprends pas pourquoi faire une nouvelle saison de Torchwood s’il n’y a plus rien de l’essence de Torchwood. Seul Jack reste le pilier de cette saison et pourtant même lui a perdu de son charisme et de sa prestance. Un seul épisode, le 4×07, Immortal Sins – le meilleur pour moi – se concentre sur son passé et nous éclaire sur les raisons de ce mystérieux Miracle.

Concernant les nouveaux personnages, on peine à s’attacher à l’un d’entre eux. Entre deux explosions, pas facile de prendre le temps de connaître leurs motivations, leurs failles ou leur part d’humanité. Esther est la seule pour qui j’ai eu un court soupçon de sympathie. Le Docteur Juarez dans une autre mesure était un personnage que j’ai bien aimé également. Pour les autres, quelle déception ! Je me souviens encore de l’excitation quand j’avais lu les noms de Bill Pullman et Lauren Ambrose au casting de Torchwood

Pour Rex, c’était mal parti dès le premier épisode et à aucun moment je n’ai réussi à avoir ne serait-ce qu’une once de sympathie pour ce personnage.

Je ne parlerai pas de l’américanisation de la série. Après tout, il y a des séries d’action et/ou fantastique que j’aime beaucoup outre-Atlantique. Je savais pertinemment qu’en délocalisant Torchwood, on perdrait la touche britannique, sauf que j’ai l’impression d’avoir perdu beaucoup plus que ça…

Je ne ferai aucun commentaire sur la toute fin, ce fameux twist qui devrait nous donner envie d’attendre avec impatience la suite. Pour ma part, je me demande encore comment Russel T. Davies a pu faire ça de sa série… Peut-être que je changerais d’avis, mais à l’heure actuelle, je ne pense même pas regarder la prochaine saison. Je préfère effacer cette chose de ma mémoire et me souvenir des trois saisons que j’avais tant aimé.

 

Day 20 – Favorite kiss

- Le baiser préféré

Il est important pour moi de bien différencier Favorite kiss et Favorite ship (le Day de demain). Parce que si je suis une grande shippeuse dans l’âme, je reste très exigeante sur la concrétisation des ships (vous me suivez ?)

Et finalement, en y réfléchissant, il y a peu de baisers qui m’ont vraiment émue ou marquée dans ma vie de sériphile.

J’en ai choisi 3. Pour des raisons différentes et complètement subjectives…

Pushing Daisies. Chuck et Ned. Saison 1, épisode 3 - The Fun in Funeral.

Parce que c’est un baiser spontané, vraiment original et super romantique. D’autant plus touchant que leur amour est impossible. Comment s’embrasser quand il est interdit de toucher celle que l’on aime ?

Torchwood. Jack et Ianto. Saison 2, épisode 3 – To the Last Man.

- Would you go back to yours ? If you could ?
- Why, would you miss me ?
- Yep.
- I left home a long time ago. I don’t really know where I really belong. Maybe that doesn’t matter anymore.
- I – don’t you get lonely.
- Going home wouldn’t fix that. Being here, I’ve seen things I never dreamt I’d see. Loved people I never would have known if I’d just stayed where I was.
- And I wouldn’t change that for the world.

[Bonus]

Queer As Folk. Brian et Justin. Saison 5, épisode 10.

Juste après l’explosion du Babylon. Brian retrouve Justin et lui dit qu’il a eu très peur. Ce grand crétin le serre dans ses bras et lui dit qu’il l’aime. Enfin. Après 5 saisons. Juste un murmure au creux de l’oreille et un baiser.

Starz, la chaîne qui a le vent en poupe

Le nom de Starz ne vous dit rien ?

Je vous rassure, il m’était complètement étranger jusqu’à cette semaine.

Starz, c’est une petite chaîne câblée américaine qui a vu récemment sa notoriété s’accroitre grâce notamment au succès de Spartacus : Blood and Sand.

Mais c’est aussi (et surtout) la chaine qui récupère le projet Torchwood aux States ! Après avoir échappé à un éventuel remake américain, nous voilà rassurés, une nouvelle saison de Torchwood verra bien le jour. C’est Russell T. Davies qui reste aux commandes (ouf !) et John Barrowman et Eve Myles sont d’ores et déjà assurés de faire partie du casting (re-ouf !). De nouveaux personnages viendront s’ajouter à l’équipe et il faut s’attendre à ce que la saison soit plus internationale. J’imagine qu’ils ne vont plus se contenter que de Cardiff à l’avenir…

torchwood-institut

Bref une bonne nouvelle et un gros soulagement ! Cette saison 4 sera diffusée pendant l’été 2011, sur Starz aux Etats-Unis et sur BBC One en Angleterre.

Pour vous prouver que Starz est une petite chaine qui monte, qui monte, il y a cet autre projet qui donne envie : Camelot. A ne pas confondre avec Kaamelott donc, mais qui sera elle aussi une série historique autour des aventures du roi Arthur.

Et le casting est plutôt prometteur : Joseph Fiennes (qui revient du flop de Flash Forward) sera Merlin, la belle Eva Green sera Morgane, on trouvera Jamie Campbell Bower (le Caïus de Twilight ou récemment Number 11-12 dans le remake du Prisonnier) dans le rôle d’Arthur, et Tamsin Egerton dans celui de Guenièvre… Bref que du beau monde !

camelot

La première saison comptera 10 épisodes et le tournage débutera en Juin en Irlande et se poursuivra jusqu’en Décembre, pour une diffusion courant 2011.

Le nom de Starz ne vous dit rien ?

Je vous rassure, il m’était complètement étranger jusqu’à cette semaine.

Starz, c’est une petite chaine câblée américaine qui a vu récemment sa notoriété s’accroitre grâce notamment au succès de Spartacus : Blood and Sand.

Mais c’est aussi (et surtout) la chaine qui récupère le projet Torchwood aux States ! Après avoir échappé aux rumeurs d’un remake américain, nous voilà rassurés, une nouvelle saison de Torchwood verra bien le jour. C’est Russell T. Davies qui reste aux commandes (ouf !) et John Barrowman et Eve Myles sont d’ores et déjà assurés de faire partie du casting (re-ouf !). De nouveaux personnages viendront s’ajouter à l’équipe et il faut s’attendre à ce que la saison soit plus internationale. J’imagine qu’ils ne vont plus se contenter que de Cardiff…

Bref une bonne nouvelle et un gros soulagement ! Cette saison 4 sera diffusée pendant l’été 2011, sur Starz aux Etats-Unis et sur BBC One en Angleterre.

Pour vous prouver que Starz est une petite chaine qui monte, qui monte, il y a cet autre projet qui donne envie : Camelot. A ne pas confondre avec Kaamelott donc, mais qui sera elle aussi une série historique autour des aventures du roi Arthur.

Et le casting est plutôt prometteur : Joseph Fiennes (qui revient du flop de Flash Forward) sera Merlin, la belle Eva Green sera Morgane, on trouvera Jamie Campbell Bower (le Caïus de Twilight ou récemment Number 11-12 dans le remake du Prisonnier) dans le rôle d’Arthur, et Tamsin Egerton dans celui de Guenièvre… Bref que du beau monde !

La première saison comptera 10 épisodes et le tournage débutera en Juin en Irlande et se poursuivra jusqu’en Décembre, pour une diffusion courant 2011.

Torchwood, le spin-off adulte de Doctor Who

Torchwood a une place particulière dans mon panthéon des séries. Parce que confidence pour confidence, c’est par Torchwood que je suis tombée dans la marmite du Whoniverse. Le quoi ? Le Whoniverse. Ou tout ce qui se rattache de près ou de loin à l’univers de Doctor Who. Pour faire simple, sans Torchwood, je n’aurais peut-être jamais vu un épisode de Doctor Who ! Et quand on sait à quel point le Docteur m’a bouleversé, ça remet les choses à leur place…

Torchwood_team

Parce que oui, Torchwood est avant tout un spin-off de la série britannique culte Doctor Who, centré sur le personnage haut en couleur qu’est le Captain Jack Harkness. Pour ceux qui connaissent, ça vous plante un peu le décor. Pour les autres, Torchwood, c’est un institut que la Reine Victoria a créé elle-même pour lutter contre les ennemis extra-terrestres de l’Empire britannique et enquêter sur des incidents impliquant des aliens. Dans les aventures du Docteur, au fil de la saison 2 notamment, on a souvent droit à des références sur cet institut Torchwood. Et bien, pour moi ça a marché dans l’autre sens. Dans Torchwood, on a droit à des allusions aux cybermen, à la bataille de Canary Wharf, à un fameux Docteur dont Jack attend patiemment le retour, sans qu’on sache vraiment de qui il s’agit. Et mine de rien, il a fallu attendre la saison 2 avant que je me penche sérieusement sur ce Docteur.

Mais pour revenir à mes moutons, le point commun entre Torchwood et Doctor Who, c’est la façon d’aborder la science-fiction dans un cadre réaliste et assez proche de nous. Et c’est ce qui me plait ! Pour ce spin-off, Russell T. Davies – qui avait ce projet dans ses cartons depuis un moment – met les petits plats dans les grands et propose dès le pilote l’égorgement à coup de dents d’un brancardier par un alien et un baiser bisexuel. Si Torchwood partage le même univers que sa grande sœur, elle s’en détache rapidement par plus de violence, plus de noirceur et une liberté de ton sur la sexualité de ses personnages qui laissent pantois d’admiration. Que ce soit clair : si Doctor Who peut se regarder behind the sofa, Torchwood, elle, est une série pour adultes.

Comme pour Doctor Who, on découvre la série et ses mystères à travers le regard d’une héroïne qui rejoindra bientôt l’équipe de Torchwood : Gwen Cooper. Et avec elle, comme avec les compagnes du Docteur, le processus d’identification fonctionne plutôt bien. L’autre grand atout de Torchwood, c’est John Barrowman, dans la peau du Captain Jack. On peut dire que son personnage a la classe ! Il agace ou séduit mais difficile de rester insensible. Originaire du 51ème siècle, ancien Agent du Temps, escroc, omnisexuel, belle gueule, point fixe dans le temps, et donc  accessoirement immortel, il est ici à la tête de Torchwood Cardiff et il a une équipe à gérer. Beaucoup plus mature et plus grave que dans Doctor Who, il a perdu de son arrogance et fait face à de nouvelles responsabilités.


Torchwood_Jack_Harkness

La saison 1 peine à trouver son rythme, avec des épisodes un peu brouillons et une absence de réelle trame au fil de la saison. Mais rien que pour la classe du Captain Jack, ça vaut le coup de s’accrocher ! La saison 2 permet justement d’en apprendre plus sur ce mystérieux personnage et de saisir enfin ses motivations, de comprendre son passé. L’introduction du Captain John Hart (James Marsters, le Spike de Buffy) offre à lui seul une bonne raison de regarder la saison 2, avec de belles scènes déjantées en perspective.

Avec le recul des saisons de Doctor Who maintenant digérées, les thèmes abordés dans les deux séries ne sont pas forcément très lointains, c’est surtout leur approche qui diffère. Alors que le Docteur reste un grand optimiste, s’évertue à tout prendre du bon côté et à accorder toujours une seconde chance aux Hommes, Torchwood est beaucoup plus pessimiste sur l’espèce humaine et beaucoup plus noire dans son traitement. La saison 3, extrême dans sa vision du monde et de l’être humain, ne cesse de le rappeler.

La fin de la saison 3 plus sombre que jamais n’augure rien d’heureux. Captain Jack se retrouve seul et ressemble de plus en plus au Docteur dans sa solitude et sa détresse. Quel autre choix finalement pour quelqu’un qui ne peut pas mourir et qui voit ceux qu’il aime disparaître un à un ?

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