Torchwood, le spin-off adulte de Doctor Who

Torchwood a une place particulière dans mon panthéon des séries. Parce que confidence pour confidence, c’est par Torchwood que je suis tombée dans la marmite du Whoniverse. Le quoi ? Le Whoniverse. Ou tout ce qui se rattache de près ou de loin à l’univers de Doctor Who. Pour faire simple, sans Torchwood, je n’aurais peut-être jamais vu un épisode de Doctor Who ! Et quand on sait à quel point le Docteur m’a bouleversé, ça remet les choses à leur place…

Torchwood_team

Parce que oui, Torchwood est avant tout un spin-off de la série britannique culte Doctor Who, centré sur le personnage haut en couleur qu’est le Captain Jack Harkness. Pour ceux qui connaissent, ça vous plante un peu le décor. Pour les autres, Torchwood, c’est un institut que la Reine Victoria a créé elle-même pour lutter contre les ennemis extra-terrestres de l’Empire britannique et enquêter sur des incidents impliquant des aliens. Dans les aventures du Docteur, au fil de la saison 2 notamment, on a souvent droit à des références sur cet institut Torchwood. Et bien, pour moi ça a marché dans l’autre sens. Dans Torchwood, on a droit à des allusions aux cybermen, à la bataille de Canary Wharf, à un fameux Docteur dont Jack attend patiemment le retour, sans qu’on sache vraiment de qui il s’agit. Et mine de rien, il a fallu attendre la saison 2 avant que je me penche sérieusement sur ce Docteur.

Mais pour revenir à mes moutons, le point commun entre Torchwood et Doctor Who, c’est la façon d’aborder la science-fiction dans un cadre réaliste et assez proche de nous. Et c’est ce qui me plait ! Pour ce spin-off, Russell T. Davies – qui avait ce projet dans ses cartons depuis un moment – met les petits plats dans les grands et propose dès le pilote l’égorgement à coup de dents d’un brancardier par un alien et un baiser bisexuel. Si Torchwood partage le même univers que sa grande sœur, elle s’en détache rapidement par plus de violence, plus de noirceur et une liberté de ton sur la sexualité de ses personnages qui laissent pantois d’admiration. Que ce soit clair : si Doctor Who peut se regarder behind the sofa, Torchwood, elle, est une série pour adultes.

Comme pour Doctor Who, on découvre la série et ses mystères à travers le regard d’une héroïne qui rejoindra bientôt l’équipe de Torchwood : Gwen Cooper. Et avec elle, comme avec les compagnes du Docteur, le processus d’identification fonctionne plutôt bien. L’autre grand atout de Torchwood, c’est John Barrowman, dans la peau du Captain Jack. On peut dire que son personnage a la classe ! Il agace ou séduit mais difficile de rester insensible. Originaire du 51ème siècle, ancien Agent du Temps, escroc, omnisexuel, belle gueule, point fixe dans le temps, et donc  accessoirement immortel, il est ici à la tête de Torchwood Cardiff et il a une équipe à gérer. Beaucoup plus mature et plus grave que dans Doctor Who, il a perdu de son arrogance et fait face à de nouvelles responsabilités.


Torchwood_Jack_Harkness

La saison 1 peine à trouver son rythme, avec des épisodes un peu brouillons et une absence de réelle trame au fil de la saison. Mais rien que pour la classe du Captain Jack, ça vaut le coup de s’accrocher ! La saison 2 permet justement d’en apprendre plus sur ce mystérieux personnage et de saisir enfin ses motivations, de comprendre son passé. L’introduction du Captain John Hart (James Marsters, le Spike de Buffy) offre à lui seul une bonne raison de regarder la saison 2, avec de belles scènes déjantées en perspective.

Avec le recul des saisons de Doctor Who maintenant digérées, les thèmes abordés dans les deux séries ne sont pas forcément très lointains, c’est surtout leur approche qui diffère. Alors que le Docteur reste un grand optimiste, s’évertue à tout prendre du bon côté et à accorder toujours une seconde chance aux Hommes, Torchwood est beaucoup plus pessimiste sur l’espèce humaine et beaucoup plus noire dans son traitement. La saison 3, extrême dans sa vision du monde et de l’être humain, ne cesse de le rappeler.

La fin de la saison 3 plus sombre que jamais n’augure rien d’heureux. Captain Jack se retrouve seul et ressemble de plus en plus au Docteur dans sa solitude et sa détresse. Quel autre choix finalement pour quelqu’un qui ne peut pas mourir et qui voit ceux qu’il aime disparaître un à un ?

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5 réflexions au sujet de « Torchwood, le spin-off adulte de Doctor Who »

  1. Moi j’ai commencé par mon cher Dr Who avant de tomber naturellement dans Torchwood et Sarah Jane ensuite. J’adore cette série, même si son univers est très très différent de celui de sa grande soeur. J’ai tout particulièrement aimé Les Enfants de la Terre.

  2. Ping : Les tweets qui mentionnent Torchwood | Le coin d'Oniros -- Topsy.com

  3. Et bien moi j’ai commencé Torchwood grace à TardisGirl ^^ J’ai gagné un concours sur son blog et j’ai donc reçu la première saison gratuitement :)

    Avant j’avais été aussi initié à Dr Who et j’en suis maintenant un grand fan, même si je n’y connais quasi rien comparé aux fans de la première heure.

    Dans Dr Who j’avais trouvé le personnage de Captain Jack un petit peu agaçant, mais au fil des épisodes on apprend à le connaitre, et son humour et ses moeurs délirantes le rendent plus que sympathique :)

    Ps: J’ai hoooooorreur d’Owen dans Torchwood ! Il devient intéressant seulement dans la saison 2, maaais j’ne vais pas spoiler ici ^^

  4. Moi je n’ai jamais totalement adhéré à Torchwood, à part la saison 3 qui est fantastique. Comme tu dis, le côté sombre de Dr Who est compensé par bcp d’humour, ce qui manque à Torchwood. Reste Gwen que j’adore alors que Jack perd de son piquant, on limite l’impression que c’est pas le même personnage!

  5. Ping : Jack Harkness et Malcom Reynolds en Duel ! | Le coin d'Oniros

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